vendredi 31 août 2007

Bilan Carbone ou Quel temps pour demain ?




A l’heure des catastrophes naturelles, les médias, les communes, et même les états parlent de plus en plus du réchauffement climatique et du développement durable. Ces sujets majeurs qui s’imposent à nous dans les débats publics permettront peut-être une prise de conscience collective à l’heure où l’épée de Damoclès plane au dessus de nos têtes. Les mots ne suffisent plus, il faut des actes, notre avenir en dépend.




Les politiques actuelles d'économie d'énergie sont motivées par l'épuisement de certaines ressources, des considérations économiques, et…bien après le souci de préserver l'environnement.La consommation intensive des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz, …) a entraîné une raréfaction des ressources aujourd'hui exploitables, tandis que leur combustion pollue l'air et produit des gaz à effet de serre (GES)




L’ADEME* a développé une méthode de comptabilisation des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), le Bilan Carbone. Cette méthode, gratuite et disponible sur le site de l’ADEME, permet de mesurer l’impact global d’une entité sur l’environnement en termes d’émissions de GES. Cela s’apparente à l’empreinte écologique mais est à destination des entreprises. Le but de cet outil est de savoir quelles sont les activités qui polluent principalement dans une entreprise afin tenter de les moderniser ou de les repenser.




Et juste pour vous montrer que les GES sont l’affaire de tous et pas seulement des industriels, sachez que si vous habitez à 15 km de votre lieu de travail, chaque jour vous êtes responsable selon votre mode de transport de la production de :


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Les abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement


Les abeilles, piliers de la pollinisation et donc de la présence des fleurs, fruits et légumes disparaissent massivement dans de nombreuses régions du monde, laissant perplexes les scientifiques qui ne manquent toutefois pas d'arguments puisés notamment dans la pression insoutenable des activités humaines sur l'environnement.


Le premier signal d'alarme remonte à l'automne 2006 : les abeilles commençaient alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on y parle de "syndrome d'effondrement des colonies" ("colony collapse disorder" ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s'intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes.


Le même phénomène a été observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas) depuis le début des années 2000, de nombreux pays sont touchés avec là aussi, certaines colonies qui ont perdu jusqu'à 90% de leurs population.Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées despéremment vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu... En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu'une confirmation du phénomène n'ait été donnée pour l'ensemble du pays. Dans de nombreuses régions du monde, les populations d'abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années.


Les conséquences sont désastreuses pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d'années, d'assurer la reproduction des plantes à fleurs. De plus, 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation : fruits et légumes. Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes... D'ailleurs, dans certaines régions du monde, la disparition d'insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement.


Les différentes causes possibles


Les chercheurs et les apiculteurs s'avancent en de nombreuses hypothèses car aucune cause principale n'a encore été clairement identifiée, ce qui laisse perplexe les spécialistes sur la question. Toutes les pressions sur l'écosystème et la santé des abeilles sont passées en revue : OGM, ondes électromagnétiques, pesticides, pollutions, changement climatique, raréfaction des fleurs, virus, maladies, parasites, champignons...Depuis l'antiquité l'Homme a domestiqué les abeilles pour en récolter le précieux miel mais depuis quelques années, les sources de dégradation de leur environnement et les atteintes à leur santé sont telles qu'il pourrait s'agir d'une combinaison de facteurs qui surpassent la capacité de résistance des abeilles. Dans un article du journal Le Monde du 29 août, M. Neumann, explique ainsi : "on peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte". Or l'abeille est un excellent témoin de la qualité de l'environnement dans lequel elle évolue...


Au niveau des pesticides, bien que les quantités épandues soient beaucoup plus faibles, les principes actifs restent bien plus puissants. Or, depuis près de 50 ans, les pesticides touchent tous les pays et les capacités de production des pays en voie de développement sont en pleine expansion : la contamination est planétaire. Aux Etats-Unis, les pesticides sont responsables de la destruction de milliers de colonies d'abeilles chaque année. En France, les récoltes de miel se sont effondrées bien qu'avec la suspension des insecticides Gaucho et Régent, le taux de mortalité a diminué sans être revenu à la normale. En effet, l'usage du Gaucho est suspendu depuis 1999 sur le tournesol et depuis 2004 sur le maïs, et celui du Régent depuis 2004 sur toutes les cultures.


Des parasites existent comme l'acarien Varroa destructor ou "vampire de l'abeille" importé involontairement en France depuis le début des années 1980 : à la manière d'un moustique, celui-ci suce l'hémolymphe des abeilles, l'équivalent du sang. Il faut alors traiter les ruches avec un acaricide... Ce parasite retient pour le moment l'attention des spécialistes qui pensent qu'il pourrait jouer un rôle important dans ce déclin.


Quelques études montrent un lien entre les ondes électromagnétiques et la perturbation des abeilles, les téléphones potables et les multiples antennes relais, les lignes à haute tension pourraient jouer dans le déclin des abeilles.


les OGM jouent également un rôle néfaste parce qu'ils contiennent des insecticides. Bien qu'ils soient dédiés à la lutte contre les papillons, les mites et les coléoptères, ils ont certains effets néfastes sur les abeilles. Cependant, en Europe, il y a encore peu de champs cultivés avec des OGM, par rapport aux Etats-Unis, au Brésil ou à l'Inde, mais cela ne va pas durer...


Le climat, plus instable, moins prévisible affecte également les abeilles notamment avec les extrêmes météorologiques de plus en plus fréquents.


La perte d'espaces naturels dans la plupart des régions du monde est également alarmante. Les prairies naturelles sont de plus en plus rares, cédant leurs places à une agriculture intensive particulièrement pauvre du point de vue de la biodiversité. Même les particuliers dans leurs jardins favorisent trop souvent la pelouse et les pesticides aux multiples fleurs qui poussent spontanément.


Les autres insectes pollinisateurs sont touchés


Enfin, les autres pollinisateurs sont également affectés par ce phénomène : "on a toutes les raisons de penser que quand l'abeille domestique a des soucis, c'est pire pour les espèces sauvages, car la colonie a un effet protecteur", explique Bernard Vaissière directeur du laboratoire de pollinisation entomophile à l'INRA d'Avignon.


En Europe, un groupe de travail européen sur la prévention des mortalités d'abeilles a été mis en place, coordonné par le centre Agroscope Liebefeld-Posieux à Berne (Suisse) qui estimait fin août 2007 que le phénomène devenait plus fréquent, et qu'il prenait "des proportions plus importantes"


.Le mystère reste entier, mais lorsque les sentinelles du bon état de l'environnement viennent à disparaître, cela ne laisse rien présager de bon pour les autres espèces, y compris l'Homme...


Faisons quelque chose pour la nature, rendons notre voiture propre !

jeudi 30 août 2007

Le changement climatique cause d'émergence de maladies infectieuses

Le changement climatique complique la situation sur la planète à différents niveaux. En sus notamment du sujet largement traité de l’augmentation du niveau de la mer et ses possibles conséquences, le changement climatique est impliqué dans l’émergence récente de nombreuses maladies infectieuses.

Le changement du climat sur le long terme et des perturbations climatiques de court terme continueront à altérer la distribution et la prévalence des maladies infectieuses, indique Chris Ray, de l’Université de Colorado-Boulder. Or, la fréquence des perturbations climatiques de court terme s’accroît. Tiré d’un large panel d’études de cas illustrant les effets potentiels du climat sur la dynamique des maladies, une série d’exposés programmée à la rencontre conjointe de la Société Ecologique Américaine et de la Société pour la Restauration Ecologique, est destinée à faire date en ce qui concerne la question des liens entre climat et maladie. La session, organisée par Chris Ray et Sharon Collinge, de l’Université de Colorado-Boulder, traitera de nombreuses maladies, allant de celles affectant l’habitat marin à celles touchant les hommes, par exemple la malaria.

Les études indiquent que les anomalies de température, dont l’accroissement est prédit dans la plupart des océans tropicaux, accentuent la sévérité du déclenchement de maladies affectant le corail et conduisant à la perte de l’habitat récifal. Les populations d’amphibiens sont globalement sur le déclin. De nombreux facteurs apparaissent ici à l’œuvre. Le changement climatique interviendrait dans le déclenchement de maladies telles que la chytridiomycose. Les diverses menaces auxquelles sont confrontés les amphibiens sont déconcertantes, particulièrement dans les zones tropicales de haute altitude.

Par ailleurs, en Asie Centrale, les grandes gerbilles natives, constituent un réservoir pour la bactérie Yersinia pestis, agent pathogène de la peste bubonique. Les études existantes montrent que des printemps plus chauds et des étés plus humides augmentent la prévalence de Yersinia pestis. Autre maladie concernant l’homme dans le cadre de l’analyse de l’impact du climat : la maladie de Lyme. La tique vectrice, Ixodes scapularis, étend son domaine. Les Etats-Unis connaissent déjà d’une épidémie de la maladie de Lyme, laquelle a émergé à la fin des années 70 et atteint un sommet en 2002, lorsque 21 000 cas ont été recensés.

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mercredi 29 août 2007

Le réchauffement climatique

La carte d'un monde réchauffé

Cette carte représente les principales répercussions du changement climatique constatées aujourd'hui (fonte des glaciers, montée des eaux…) et les effets du changement climatique prévus pour 2050-2100.



Cliquer sur la carte pour l'agrandir



Le bilan scientifique



En 2001, Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) a rendu public son dernier rapport qui comprend trois volets.Le bilan scientifique dressé par les experts du GIEC conclut à l'existence d'une quantité croissante d'indices témoignant d'un réchauffement de la planète et d'autres modifications du système climatique.


• La température moyenne de surface (moyenne de la température de l'air au-dessus des terres et de la température à la surface de la mer) a augmenté de 0.6 °C (avec une marge d'erreur de ± 0.2 °C) au cours du 20ème siècle.


• Le réchauffement s'est notamment produit durant deux périodes, de 1910 à 1945 et depuis 1976.Depuis 1861, la décennie 90 a très probablement été la plus chaude et l'année 1998, l'année la plus chaude.De nouvelles analyses indiquent que le réchauffement survenu dans l'hémisphère nord au 20ème siècle a probablement été le plus important de tous les siècles du millénaire passé.


• La couverture neigeuse et l'extension des glaciers ont diminué.Des données satellites montrent une diminution probable de 10% de la couverture neigeuse depuis la fin des années 60


• Le niveau moyen de la mer a progresséEntre 10 et 20 centimètres au cours du 20 ème siècle


• Changements climatiques



-Augmentation des précipitations dans les zones de moyennes et hautes latitudes de l'hémisphère nord et augmentation de la fréquence des épisodes de fortes précipitations dans les mêmes zones.


-Les épisodes chauds du phénomène El Nino ont été plus fréquents, plus durables et plus intenses depuis le milieu des années 1970.-Dans certaines régions, notamment dans certaines zones d'Asie et d'Afrique, augmentation de la fréquence et de l'intensité des sécheresses durant ces dernières décennies.



Les émissions de gaz à effet de serre et d'aérosols dues aux activités humaines continuent d'altérer l'atmosphère d'une manière qui affecte le climat.


• Du fait des activités humaines, la concentration des GES dans l'atmosphère a continué à augmenter.


- La concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère a augmenté de 31% depuis 1750. Le taux actuel d'augmentation est sans précédent depuis au moins 20 000 ans.


- Environ ¾ des émissions humaines de CO2 au cours des vingt dernières années est due à la combustion d'énergies fossiles. Le reste est essentiellement dû au changement dans l'utilisation des terres, notamment à la déforestation.


La confiance dans la capacité des modèles à prévoir le climat futur a augmenté.


On dispose aujourd'hui de preuves plus grandes que le réchauffement constaté au cours des cinquante dernières années est attribuable aux activités humaines.


Les influences humaines continueront de changer la composition atmosphérique tout au long du XXIe siècle. -Les émissions de CO2 dues aux combustions d'énergies fossiles seront encore prédominantes au XXIe siècle.


· Les émissions de certains gaz à effet de serre, dont le CO2, ont des effets très durables dans la composition de l'atmosphère.


-Tous les résultats des modèles du GIEC conduisent à prévoir une augmentation de la température globale et une élévation du niveau de la mer.


mardi 28 août 2007

Les agrocarburants présentent un bilan écologique médiocre


Le bilan écologique des agrocarburants est plutôt mitigé. En effet, l'utilisation de ceux-ci ne permettrait pas forcément de limiter les émissions de gaz à effet de serre, selon les chercheurs.

L'usage des agrocarburants ne permettra pas systématiquement de limiter les émissions de gaz à effet de serre, et il serait plus efficace de conserver les milieux naturels en bon état : telle est la conclusion d'une étude parue dans la revue Science, récemment, et cosignée par Renton Righelato, du World Land Trust, une organisation de conservation des écosystèmes, et Dominick Spracklen, de l'université de Leeds (Grande-Bretagne).

Le bilan écologique des agrocarburants est souvent critiqué sur la base de la comparaison entre l'énergie dépensée pour les produire et celle qu'ils fournissent. Le solde est généralement assez médiocre, voire négatif.

Le bilan écologique des agrocarburants est souvent critiqué sur la base de la comparaison entre l'énergie dépensée pour les produire et celle qu'ils fournissent. Le solde est généralement assez médiocre, voire négatif.

Mais la démarche de Renton Righelato et de Dominick Spracklen est plus originale : ils ont cherché à comparer les émissions de gaz carbonique économisées par les cultures d'agrocarburants et celles évitées par d'autres usages du sol. En collationnant nombre d'études, ils ont confronté les bilans des usages du sol : canne à sucre, blé, maïs ou betterave destinés à la production d'éthanol ou de diesel, conversion de forêts tropicales en cultures, conversion de cultures en forêts.

Conserver les forêts

Par exemple, la culture du blé pour faire de l'éthanol permet d'éviter, par la substitution au pétrole, entre 0,2 et 0,6 tonne de gaz carbonique par hectare et par an. Mais la conversion, aux Etats-Unis, de cultures en forêts de pins permet (par la croissance des arbres) d'économiser 3,2 tonnes de gaz carbonique par hectare et par an. Mieux vaudrait donc faire pousser des arbres que cultiver des céréales destinées à faire rouler des automobiles.

La canne à sucre a le meilleur rendement des agrocarburants existants : près de 2 t/ha d'émissions évitées. Mais c'est beaucoup moins que ce que permettrait d'économiser la transformation de cultures en forêt tropicale (entre 4 et 8 t/ha), et désastreux si la canne à sucre se développe par la déforestation (qui "coûte" près de 200 t/ha par an d'émissions).

Au total, constatent les chercheurs, si les responsables politiques veulent privilégier le bilan écologique, "ils seraient mieux avisés de se concentrer sur l'amélioration de l'efficacité énergétique des combustibles fossiles, de conserver les forêts et les savanes, et de restaurer les forêts naturelles et les prairies sur celles des terres qui ne sont pas nécessaires pour l'alimentation".Cette démarche présenterait de surcroît des avantages en matière de biodiversité et de santé des écosystèmes.

Hervé KEMPF

vendredi 24 août 2007

Consommations de carburant et émissions de CO2


La combustion des carburants dans les moteurs produit des gaz dont le plus important est le gaz carbonique (CO2).Ce gaz intervient avec d’autres gaz dans le phénomène, dit d’effet de serre, qui permet à une partie du rayonnement solaire d’être absorbée, puis ré-émise, ce qui provoque le réchauffement de la surface de la terre et de l’atmosphère. Trop de gaz à effet de serre liés aux activités humaines changent le climat et menacent la planète.
La communauté internationale a décidé d’agir, au nom du principe de précaution, pour “prévoir, prévenir ou atténuer les causes de changement climatique et en limiter les effets néfastes” (article 3 de la convention cadre des Nations Unies, signée à Rio de Janeiro en juin 1992 par la France et 153 pays). La convention crée des engagements et fournit un cadre de coordination. Les pays signataires s’engagent à mettre en oeuvre des moyens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Le protocole de Kyoto a défini les quantités d’émissions (– 8 % pour les pays européens) à l’horizon 2008-2012 et les six gaz concernés, dont le CO2 est le principal.

La France pour sa part s’est engagée à ne pas émettre, en 2010, plus de gaz à effet de serre qu’elle n’en émettait en 1990, soit 144 millions de tonnes équivalents carbone.
Pour tenir ces objectifs, des actions sont entreprises dans le domaine des transports, qui représentent environ un quart des émissions des gaz à effet de serre, parmi lesquelles l’action qui vise à réduire les consommations et les émissions unitaires des véhicules.
À ce titre, un accord volontaire de réduction des émissions du CO2 des véhicules a été conclu entre l’Union européenne et l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA) qui vise la diminution de 25 % en 2008 du niveau constaté en 1995 (soit 140 g/km contre 186 g/km) et prévoit une étape supplémentaire en 2012 avec – 35% (soit 120 g/km).
NOUS AUSSI ,ON PEUT AGIR !

jeudi 23 août 2007

Il reste moins de dix ans pour sauver la planète



Il reste moins d'une décennie pour éviter un dérèglement catastrophique du climat terrestre, affirme une vaste étude à paraître mardi.


Rédigée par un large panel de scientifiques, d'anciens hommes politiques et d'économistes, ce rapport, baptisé 'Meeting the Climate Change' fixe à dix ans, «voire peut-être moins », le point de non-retour climatique au-delà duquel les rejets de gaz à effet de serre vont entraîner un hausse de température désastreuse pour la planète.


Selon cette étude, la Terre atteindra ce stade lorsque la température moyenne y aura augmenté de 2 degrés par rapport à la période précédent la révolution industrielle du 18e siècle.
Or, depuis cette époque, la planète a déjà gagné 0,8 degré en moyenne. «Le monde ne dispose donc plus que d'un petit degré de marge avant que le point de non retour soit atteint », avertissent les auteurs de l'étude.


Pour eux, la Terre aura atteint ce point de non-retour lorsque son atmosphère contiendra 400 parties de CO2 par millions (ppm). Aujourd'hui, elle en contient déjà 379 ppm, un niveau augmentant de 2 ppm chaque année, souligne l'étude.


Un réchauffement de la Terre de plus de 2 degrés entraînera des perturbations graves dans la production agricole, des sécheresses majeures, une augmentation des épidémies, la mort des forêts, la disparition de plusieurs espèces animales et végétales, ainsi qu'une élévation du niveau des mers.


«Une bombe écologique à retardement est en route », avertit Stephen Byers, ancien ministre britannique des Transports et membre du panel d'experts à l'origine du rapport qui intervient alors que Tony Blair entame sa présidence du G8, mandat au cours duquel il a promis de prendre le changement climatique à bras le corps.


Le rapport recommande urgemment aux pays de cette organisation de produire, d'ici 2025, un quart de leur électricité avec des sources renouvelables et de doubler d'ici 2010 les budgets de recherche consacrés aux énergies non fossiles.


«Ce sont les investissements que nous réalisons à partir de maintenant et durant les 20 prochaines années qui nous permettront de stabiliser le climat. Pas ceux que nous consentirons d'ici la moitié du 21e siècle ou au-delà », conclut Tom Burke, ancien conseiller de Tony Blair pour les questions environnementales et membre lui aussi de ce panel.

IL Y A PLUS UNE MINUTE A PERDRE !
REJOINGNEZ-NOUS!

Pour lutter contre le réchauffement climatique, supprimons les vacances



Les vacances des Français contribueraient au dérèglement de notre planète, d'après une étude de l'Institut français de l'environnement (Ifen). Bouchons sur la route, pots d’échappement qui polluent… le tout pour atteindre en seulement deux mois 16% des émissions annuelles de gaz carbonique, soit 12,4 millions de tonnes.

Alors que c'est si simple pourtant de faire un geste écologique: un voyage en train génère douze fois moins d'émissions de gaz à effet de serre qu'un voyage en voiture à distance égale.

Mais le train ne représente malheureusement que 13% des déplacements touristiques sur le territoire national alors que les 53% de départs à l'étranger effectués en avion dégagent eux 13 millions de tonnes de CO2 supplémentaires.

Une seule solution : la suppression pure et simple des vacances. Allez, un effort, c’est pour la Nature.


C'EST BIEN GENTIL, MAIS, POUR LE RESTE DE L'ANNEE!

NOUS AVONS UNE MEILLEURE SOLUTION !!

mercredi 22 août 2007

L'histoire du lac disparu au Chili


Au cours d'une patrouille de routine le 27 mai 2007 des gardes forestiers font état de la disparition du lac qui se trouvait aux pieds du glacier Témpano, dans la région d'Aisén et de Magellans au Chili : "Ils se sont trouvés devant une formidable surprise : le lac avait disparu, purement et simplement. Et nous ne parlons pas d'un petit lac, mais d'un assez grand", raconte le directeur régional du corps des gardes forestiers chiliens (Conaf), Juan José Romero, à la radio Cooperativa. "Les morceaux de glaces qu'il y avait dans le lac, étaient là, mais posés sur le fond asséché de ce que fut ce lac, qui a disparu du matin au soir" a-t-il expliqué.

Une équipe scientifique de l'Armée Chilienne et le Centre de Recherche Scientifique (CECS) de Valdivia (Chili) ont réalisé des missions aériennes au-dessus de la zone de disparition du lac. L'équipe était équipée d'un altimètre laser qui a permis de reconstruire, de manière détaillée, en 3D, la topographie des glaciers. Selon le glaciologue Andrés Rivera, qui a dirigé la mission scientifique dans la zone, ce qui s'est produit n'a pas seulement affecté le petit lac situé à proximité du poste de la Conaf, mais fait partie d'un système plus grand encore, ou lac pro-glacier, présent entre les glaciers Témpano et Bernardo. "Les deux lacs se sont vidés vers le nord, en direction du glacier Bernardo" a-t-il expliqué.

Originellement, on pensait que les eaux froides du lac fluaient vers le glacier Témpano. En effet, celui-ci se situe à une altitude plus élevée que le glacier Bernardo. "Il est donc plus facile pour l'eau de s'ouvrir une voie par là [le glacier Bernardo ndlr]." De plus, le glacier Bernardo présente un retrait plus important, supérieur à 6 mètres par an.

La preuve obtenue a permis au glaciologue de reconstruire le "fil de l'histoire". Selon lui, entre les fins des mois d'avril et de mai, le lac avait acquis une dimension qui lui a permis de rejoindre le glacier et le fjord Bernardo, facilité par une instabilité de neige.

Grâce aux images satellite et aux missions sur le terrain, il est maintenant clair pour les scientifiques que l'eau ne s'est pas échappée au-dessus du glacier Témpano jusqu'au fjord, mais qu'elle s'est préférentiellement dirigée vers le nord, jusqu'à une sorte de trou au bord du glacier Bernardo. L'eau s'est introduite entre la glace et a suivi le fjord jusqu'à la mer. L'eau est donc bien partie, mais est en train de revenir lentement, comme a pu le constater l'équipe lors du survol. En effet, le phénomène se produisant au milieu de l'hiver, les glaciers fondent peu.

Il reste à savoir si la barrière naturelle qui retenait le lac va se reformer. Si l'ouverture a été trop large, il est probable que les eaux rejoignent la mer une nouvelle fois. Durant les observations, Rivera a confirmé que dans une partie plus haute de Campos de Hielo, un autre lac a également disparu mais dans de moindres mesures. C'est un processus naturel et cette région est très dynamique. La formation de lacs est plus complexe et leur pérennité dépend du type de barrage de glace qui se met en place.

Tout ceci est en relation avec le processus actuel de changement climatique mais également à la dynamique naturelle des glaciers patagoniens qui avancent, reculent... S'il n'y avait pas eu une augmentation de température et une diminution des précipitations, la quantité de lacs aurait été moindre. Finalement, tout a à voir avec le réchauffement de la planète.

Point sur les extrêmes météorologiques et climatiques à mi-2007


Depuis janvier 2007, de nombreuses régions du monde connaissent des extrêmes météorologiques et climatologiques. Les mois de janvier et d’avril ont sans doute été les plus chauds à l’échelle du globe depuis le début des observations systématiques, en 1880, si l’on se réfère aux températures moyennes à la surface des terres émergées, l’anomalie positive atteignant 1,89 °C pour janvier et 1,37 °C pour avril. Par ailleurs, plusieurs régions ont connu des précipitations extrêmement abondantes qui ont entraîné de graves inondations. Dans son quatrième rapport d’évaluation, le Groupe d’experts intergouvernemental OMM/PNUE sur l’évolution du climat (GIEC) fait état d’une multiplication des phénomènes extrêmes depuis cinquante ans. Le GIEC prévoit d’ailleurs qu’il est très probable que les vagues de chaleur et notamment les épisodes de chaleur extrême continueront de se multiplier tout comme les épisodes de fortes précipitations.

L’OMM et les Services météorologiques nationaux de ses 188 Membres collaborent avec d’autres institutions des Nations Unies et un certain nombre de partenaires à l’instauration d’un système d’alerte rapide multidanger. En outre, des systèmes d’observation viables sur le long terme sont mis en place en vue de détecter et d’évaluer les incidences du changement climatique et de déterminer les mesures à prendre en priorité pour aider les pays les plus vulnérables à s’adapter.

Fortes précipitations, cyclones et tempêtes de vent
Durant la première moitié (juin-juillet) de la saison de la mousson d’été en Inde, quatre dépressions de mousson, soit deux fois plus que la normale, ont provoqué de fortes pluies et des inondations en Inde, au Pakistan et au Bangladesh. De nombreuses stations ont signalé des cumuls de pluie sur 24 heures supérieurs à 350 mm. Ces valeurs extrêmes et les pluies incessantes ont entraîné des inondations à grande échelle dans toute l’Asie méridionale, situation qui persiste à ce jour et qui s’est soldée par plus de 500 victimes, par l’évacuation de plus de 10 millions de personnes, la destruction de vastes étendues de terres agricoles, la perte de bétail et des dommages matériels considérables.

Le cyclone Gonu, premier cyclone jamais observé en mer d’Oman, a atteint les côtes d’Oman le 6 juin avec des vents soutenus d’une vitesse maximale proche de 148 km/h. Traversant le golfe d’Oman, il a touché terre une seconde fois en Iran. À Oman, plus de 20 000 personnes ont été touchées et plus de 50 ont trouvé la mort.

Du 6 au 10 juin, de fortes précipitations ont dévasté certaines régions du sud de la Chine. Les inondations ont touché plus de 13,5 millions de personnes, dont 120 ont trouvé la mort, notamment lors de glissements de terrain.

En Angleterre et au Pays de Galles, la période comprise entre mai et juillet 2007 a battu tous les records de cumul des précipitations (406 mm) depuis le début 1766, date du début des relevés, le précédent record remontant à 1789 (349 mm). L’épisode extrême observé dans le nord-est de l’Angleterre, où 103,1 mm de pluie sont tombés en 24 heures (les 24-25 juin), a été suivi le 20 juillet par un épisode similaire (120,8 mm de pluie) dans le centre du pays. Ces deux événements ont entraîné de vastes inondations en Angleterre et au Pays de Galles. Au moins neuf personnes ont perdu la vie et les dommages sont estimés à plus de 6 milliards de dollars É.-U.

L’Allemagne a connu quant à elle son mois de mai le plus arrosé - 126 mm - depuis 1901, date à laquelle des relevés ont commencé à être effectués à l’échelle du pays, la normale calculée pour la période 1961-1990 s’établissant à 71 mm. À l’opposé, le mois d’avril est le plus sec que le pays ait connu depuis 1901, avec seulement 4 mm de précipitations en moyenne nationale, ce qui représente 7 % de la pluviosité normale.

Les 17 et 18 janvier 2007, une grande partie de l’Europe du Nord s’est retrouvée sous l’influence d’un puissant système dépressionnaire qui a déversé des pluies torrentielles et engendré des vents soufflant jusqu’à 170 km/h. Au moins 47 personnes sont décédées durant la tempête et des dizaines de milliers ont été touchées par des coupures de courant. Selon une première estimation, les dégâts se chiffreraient entre 3 et 5 milliards d’euros.

Le Mozambique a connu en février les pires inondations des six dernières années. Une trentaine de personnes ont perdu la vie et 120 000 ont été évacuées du bassin central du Zambèze. L’arrivée du cyclone tropical Favio, le 22 février, a entraîné de nouvelles inondations et fait de nouvelles victimes.

Anormalement précoces et abondantes, les chutes de pluie que connaît le Soudan depuis la fin du mois de juin ont entraîné la crue du Nil et d’autres cours d’eau saisonniers. Ces crues ont entraîné des inondations de grande ampleur qui ont endommagé plus de 16 000 habitations.

En mai, de graves inondations et des dégâts considérables ont été causés aux Maldives par une série de vagues liées à une forte houle (3 à 4,5 m de hauteur), qui ont submergé 68 îles dans 16 atolls.

Au début du mois de mai, l’Uruguay a été frappé par les pires inondations que ce pays ait connues depuis 1959. Provoquées par de fortes pluies, elles ont touché plus de 110 000 personnes et mis à mal récoltes et infrastructures.

Vagues de chaleur
En juin et juillet, deux vagues de chaleur extrême ont frappé le sud-est de l’Europe où les températures, supérieures à 40 °C, ont pulvérisé les précédents records. Des dizaines de personnes sont décédées et les pompiers ont combattu jour et nuit les brasiers qui ont ravagé des milliers d’hectares. Le 23 juillet, le mercure a atteint 45 °C en Bulgarie, ce qui constitue un nouveau record de chaleur.

En mai, une vague de chaleur a frappé la Russie centrale et occidentale, où plusieurs records ont été battus. À Moscou, le thermomètre indiquait 32,9 °C le 28, soit la température la plus élevée pour un mois de mai que cette ville ait connue depuis 1891.

Bon nombre de pays européens ont connu le mois d’avril le plus chaud de leur histoire, la température moyenne pour ce mois dépassant de plus de 4 °C la normale dans certaines régions.

Conscients de l’impact catastrophique des vagues de chaleur sur la santé, l’OMM et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mettent la dernière main à un projet de directives sur la mise en œuvre de systèmes d’avis de vague de chaleur et de veille sanitaire.

Évolution du climat et extrêmes climatiques
Selon les conclusions des derniers rapports d’évaluation scientifique du changement climatique établis par le Groupe d’experts intergouvernemental OMM/PNUE sur l’évolution du climat (GIEC), le réchauffement du climat ne fait désormais plus de doute. Onze des douze dernières années (1995-2006) figurent parmi les 12 années les plus chaudes qui aient été constatées depuis le début des mesures instrumentales. Sur cent ans (1906-2005), la température moyenne à la surface du globe a accusé une hausse de 0,74 °C, et sur les cinquante dernières années, le rythme moyen du réchauffement est presque le double (0,13 °C par décennie) de celui calculé pour le siècle écoulé. L’étude des paléoclimats laisse supposer que dans l’hémisphère boréal, la seconde moitié du XXe siècle a été très probablement plus chaude, s’agissant des températures moyennes, que toute autre période de 50 ans des 500 dernières années et probablement la plus chaude des 1 300 dernières années.

Le GIEC fait aussi état d’une augmentation de la fréquence des phénomènes extrêmes observés ces 50 dernières années, en particulier les épisodes de fortes pluies, les vagues de chaleur et le nombre de jours et de nuits de canicule.

D’après les projections concernant l’évolution du climat, il est très probable que les vagues de chaleur et notamment les épisodes de chaleur extrême continueront de se multiplier tout comme les épisodes de fortes précipitations.

Informations supplémentaires
Diverses régions d’Amérique du Sud ont connu des tempêtes de vent, des blizzards et des chutes de neige exceptionnelles à la faveur d’un hiver inhabituellement froid qui a fait chuter les températures jusqu’à -22 °C en Argentine et -18 °C au Chili au début du mois de juillet.

Le 27 juin, un front froid a traversé l’Afrique du Sud, y déversant la première chute de neige significative que ce pays ait connue depuis 1981 (25 cm dans certaines régions).

En Inde, à la mi-mai, une vague de chaleur a fait grimper le thermomètre jusqu’à 45 voire 50 °C.

De nombreux pays européens ont connu le mois de janvier le plus chaud de leur histoire. Aux Pays-Bas, la température moyenne de ce mois – environ 7,1 °C, soit 2,8 °C de plus que la normale calculée pour la période 1961-1990 – est la plus élevée qui ait jamais été constatée depuis 1706, date à laquelle on a commencé à faire des mesures, tandis qu’en Allemagne, l’écart par rapport à la normale était de 4,6 °C.

Depuis 1970 environ, les violents cyclones tropicaux ont tendance à se multiplier dans l’Atlantique Nord.

Notes
Le présent rapport a été établi sur la base des informations communiquées par plusieurs Membres de l’OMM et avec la collaboration du National Climatic Data Center (NCDC) de la NOAA (États-Unis d’Amérique), du Deutscher Wetterdienst (DWD) (Allemagne) et du Met Office (Royaume-Uni). La liste des extrêmes météorologiques et climatiques a valeur indicative et n’est pas exhaustive. Des informations plus complètes sur les anomalies météorologiques et climatiques observées en 2007 seront communiquées vers la fin de l’année.
L'Organisation météorologique mondiale est l'organisme des Nations Unies qui fait autorité pour les questions relatives au temps, au climat et à l'eau .

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lundi 20 août 2007

Rouler ou manger, il faut choisir!



Mais c’est une imposture ! Il faut la dénoncer avant qu’il ne soit trop tard.



Au secours ! On veut nous faire avaler une couleuvre ! On cherche à nous faire croire que le « pétrole vert » est bio. Ainsi parle-t-on de « biocarburant » Et bien non seulement il ne l’est pas, vu l’utilisation outrancière de pesticides qu’il nécessite, mais en plus il vole le bol alimentaire des plus pauvres et fait même une hécatombe en rasant les dernières forêts tropicales.



On nous fait croire que les « biocarburants » sont écologiques, mais rien n’est plus faux.
En France, le gouvernement prévoit d’introduire un plus grand pourcentage d’huile de colza et de tournesol dans le carburant noir. De plus, 500 pompes de bioéthanol E85 doivent être implantées dans l’hexagone d’ici la fin 2007.



L'E85 n’est pas un carburant 100 % agricole, puisque composé de 85 % d'éthanol (un alcool qu'on produit à partir de betteraves ou de céréales) avec 15 %d'essence, mais déjà très satisfaisant, et pompeusement surnommé Bio-Ethanol. La consommation d'E85 réduit en effet les émissions de CO2 de 70 %. Ce nouveau carburant est réservé aux véhicules dont la carburation est prévue à cet effet. Des modèles à double carburation, dit « flexibles », devraient être commercialisés sous peu en France.



Les cultures agricoles nationales destinées à nos voitures ne suffiront bien sûr jamais à remplacer le pétrole. Sinon que mangerions-nous ? Nous devrons donc importer ce carburant dit « vert », par exemple du Brésil qui défriche à tout va sa forêt primaire pour satisfaire la demande mondiale grandissante. De même Sumatra et Bornéo, derniers îlots de nature vierge, sont en train de se transformer en cultures intensives de palmiers dont l’huile peut être utiliser comme carburant.



De la folie ! Bonjour le « biocarburant » ! Dévaste tout, fait le vide autour de lui…
Pauvre petite Terre, tu as déjà du mal à nourrir correctement 6,5 milliards d’habitants, alors comment feras-tu pour alimenter nos centaines de millions de voitures ? Surtout que, lorsqu’il n’y aura plus de pétrole, en 2050, on nous annonce également 9 milliards de bouches à nourrir.
Michel Walter, pour Terre sacrée, le 30 octobre 2006.

NOUS,ON A CHOISI LES DEUX !

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Réchauffement : l’inquiétude grandit

Alors que les projections concernant le réchauffement climatique sont de plus en plus inquiétantes, la parade sera-t-elle à la hauteur ?

Le 29/01/05, Le Monde évoquait la publication, par la revue Nature, de plusieurs chercheurs britanniques selon laquelle, un doublement du CO2 pourrait donner lieu à des hausses de températures de 1,9 °C à 11,5 °C.

Cette étude tranche avec le (relatif) optimisme des experts du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui prédisaient une hausse moyenne de température de 3 °C d’ici la fin du siècle.

Le Monde détaille la méthodogie de l’étude fondée sur de nombreuses simulations climatiques (62 000 personnes appartenant à 130 pays ont participé à cette opération).

Cette inquiétude est partagée par les experts réunis en conférence ce 1er février à Exeter. Dans un autre article, Le Monde cite le président de la conférence, Dennis Tirpak, selon qui « neuf des dix dernières années se sont révélées les plus chaudes depuis le début des relevés météorologiques en 1861 ». « Depuis les années 1970, le changement climatique a accru la fréquence et l’intensité des épisodes de sécheresse », a-t-il remarqué. « Les écosystèmes terrestres et marins sont modifiés, avec des conséquences difficiles à prédire », ajoute-t-il.

De son côté, Le commissaire à l’environnement, Stavros Dimas, dans un communiqué évoquant le lancement d’un concours scolaire européen, a déclaré : « Le changement climatique est l’un des problèmes les plus graves auxquels le monde est confronté sur le plan de l’environnement. Une hausse de la température terrestre de quelques degrés à peine sur une période relativement courte aurait d’énormes conséquences, entraînant une augmentation du niveau des mers et menaçant d’extinction une grande partie des espèces terrestres. Chacun peut contribuer à éviter cette catastrophe et le concours de la Semaine verte offre aux écoles une occasion d’aborder ce sujet ».

DEUX ANS APRÈS CET ARTICLE RIEN A CHANGE,RÉAGISSONS !

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dimanche 19 août 2007

Agro-carburants ou forêts ?

« On se précipite vers les agro-carburants, sans comprendre les implications. Du point de vue du changement climatique, c’est une erreur d’utiliser des agro-carburants. »

Voilà la conclusion nette et sans bavure de Renton Righelato, qui, en compagnie de Dominick Spracklen de l’université de Leeds (Grande-Bretagne) vient de publier les résultats d’une étude sur les effets mondiaux d’une conversion vers les agro-carburants (Revue Science - accès payant).

Ils ont calculé que, pour l’Europe, l’objectif d’incorporation de 10% d’agro-carburants supposerait de consacrer 40% des terres agricoles à leur production.

Nul doute, estiment-ils, que le bébé sera repassé aux pays du tiers monde où s’accentuera la déforestation pour ce faire. « Le Brésil, le Paraguay, l’Indonésie, entre autres, ont des programmes de déforestation considérables en vue d’alimenter le marché mondial d’agro-carburants, » expliquent les auteurs.

Des forêts seront donc abattues pour faire place à des champs de maïs ou de cannes à sucre. « Quand vous faites cela, vous relâcher immédiatement entre 100 et 200 tonnes de CO² [par hectare], » explique Renton Righelato.

Bien sûr, ces plantes absorberont, à leur tour, du gaz carbonique. Les chercheurs ont donc voulu établir quand le bilan deviendrait positif. La réponse est : entre 50 et 100 ans. « Nous ne pouvons pas nous offrir cela, en termes de changement climatique, » estime Righelato.
Les chercheurs ont aussi comparé combien de carbone serait stocké en replantant des forêts et combien serait économisé en produisant des agro-carburants. Réponse entre deux et neuf fois plus pour la reforestation (sur une période de trente ans).

La conclusion des auteurs est sans ambiguité : laisser tomber les agro-carburants ; accroître l’efficacité des carburants fossiles ; développer résolument les alternatives sans carbone (énergies renouvelables).

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Biocarburants ou nécrocarburants ?

Séduisants parce qu’ils ne participent guère à l’effet de serre, les agro-carburants sont-ils pour autant une si bonne solution ?

Avec l’augmentation du prix du pétrole et la prise de conscience du fait qu’il s’agit d’une ressource limitée et non-renouvelable, les carburants produits à partir de plantes sont brusquement devenus à la mode (avec quelques nuances toutefois, comme nous l’avons déjà indiqué).

Et, par un joli renversement linguistique, l’usage du terme "biocarburant" s’est répandu à grande vitesse, alors même qu’il s’agit de produire du carburant de manière on ne peut plus extensive et dévoreuse ... d’énergie.

Dans un intéressant article publié le 24 mars 2007 sur le sujet, Dominique Guillet explique ainsi : « Voyez avec nous le désastre. L’ usine de Goldfield transforme tous les ans 450 000 tonnes de maïs (pour produire 190 millions de litres d’éthanol) mais, pour ce faire, elle brûle tous les jours 300 tonnes de charbon (qui arrivent par camion de bien loin) et elle relâche benoîtement du CO2 dans l’atmosphère. (...) Tentons d’esquisser un bilan (provisoire) de la centrale de Goldfield dans l’Iowa. Pour produire 1 litre d’éthanol, il faut transformer 2,37 kilos de maïs, brûler 500 grammes de charbon et utiliser 4 litres d’eau. »

Dominique Guillet s’alarme de la tendance a appauvrir les sols et à espérer compenser par toujours plus d’intrants. « L’affaire est simple : toute biomasse qui est brûlée pour produire de l’éthanol pour les riches est de la biomasse qui ne retourne pas à la terre. Dans un milieu tempéré, il faut 500 ans à l’écosystème pour recréer 2,5 cm de sol, » rappelle-t-il, prédisant, avec Pierre Rabhi, un « tsunami alimentaire » quotidien si l’on va plus avant dans développement massif de la culture des agro-carburants.

On trouve comme un faible écho de ces terribles inquiétudes, dans la consultation lancée par la commission européenne et intitulée « la question des agro-carburants dans la nouvelle législation promouvant les énergies renouvelables ».

Le 10 janvier 2007, en effet, la commission européenne fixait l’objectif que 20% de l’énergie consommée dans chaque pays de l’Union soit d’origine renouvelable. Plus particulièrement pour les carburants, elle posait une contrainte d’utilisation d’au moins 10 % d’agro-carburants, accompagnant toutefois cet objectif de la définition d’un schéma de durabilité (sustainability scheme).

C’est sur ce dernier aspect que les européens sont invités à donner leur opinion via cette consultation, ouverte jusqu’au 4 juin 2007 et qui s’adresse aux autorités publiques, entreprises, organisations non gouvernementales et aux autres parties intéressées, qui sont invitées à répondre à quatre questions :
- comment concevoir un système de viabilité à long terme des biocarburants ?
- comment surveiller l’incidence globale des biocarburants sur l’utilisation des terres ?
- comment encourager l’utilisation des biocarburants de deuxième génération ?
- quelles sont les autres mesures nécessaires pour parvenir à une part de biocarburants de 10 % ?

Le document de consultation (.pdf de 53 Ko) n’est publié qu’en anglais, mais les réponses peuvent être rédigées dans n’importe quelle langue de l’Union. Elles doivent être envoyées à TREN-BIOFUELS-CONSULTATION@ec.europa.eu

Les quatre questions sont tournées de telle manière qu’elles tracent comme horizon incontournable le maintien ou l’augmentation de la consommation de carburant ... mais on n’est pas obligé de tomber dans le panneau.

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samedi 18 août 2007

Diminution globale des émissions de gaz à effet de serre en Europe


Selon le rapport d’inventaire annuel des émissions de gaz à effet de serre de la Communauté européenne, établi par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), installée à Copenhague, les émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’Europe ont diminué entre 2004 et 2005.


La Communauté européenne a présenté son rapport officiel, intitulé Annual European Community Greenhouse gas inventory 1990-2005 and inventory report 2007 (Inventaire annuel des gaz à effet de serre 1990-2005 de la Communauté européenne et rapport d’inventaire 2007) au Secrétariat de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) le 27 mai 2007.

L’Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas ont le plus contribué à la réduction des émissions dans l’UE-15. La réduction des émissions de CO2 a engendré une diminution de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre dans ces pays.

-L’Allemagne a réduit ses émissions de 2,3%, soit 23,5 millions de tonnes d’équivalent CO2 : le passage du charbon au gaz dans la production centralisée d’électricité et le chauffage urbain a été l’une des principales raisons de la diminution des émissions. De plus, les émissions du transport routier et des ménages et services ont diminué de manière substantielle.

- La Finlande a réduit ses émissions de 14,6%, soit 11,9 millions de tonnes d’équivalent CO2 : les réductions des émissions résultent principalement d’une large diminution de l’utilisation de combustibles fossiles dans la production centralisée d’électricité et le chauffage urbain, grâce en grande partie à des importations d’électricité. L’utilisation de charbon, en particulier, a baissé.

- Les Pays-Bas ont réduit leurs émissions de 2,9%, soit 6,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 : la production centralisée d’électricité et le chauffage urbain ont utilisé moins de combustible fossile. Les secteurs résidentiel et tertiaire ont consommé moins de combustibles en raison d’un hiver plus doux. Les autres pays de l’UE-15 qui ont vu leurs émissions diminuer entre 2004 et 2005 sont : la Belgique, le Danemark, la France, le Luxembourg, la Suède et le Royaume-Uni.


Réduction de la dépendance au charbon


Les principaux secteurs ayant contribué à la baisse des émissions dans l’UE-15 entre 2004 et 2005 sont la production centralisée d’électricité et le chauffage urbain, les secteurs résidentiel et tertiaire, ainsi que les transports routiers. Les émissions de CO2 dues à la production centralisée d’électricité et au chauffage urbain ont diminué de 0,9% (-9,6 millions de tonnes), essentiellement grâce à une réduction de la dépendance au charbon. Les émissions de CO2 des secteurs résidentiel et tertiaire ont diminué de 1,7% (7,0 millions de tonnes).


L’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-bas ont fait état d’importantes réductions des émissions des secteurs résidentiel et tertiaire. De manière générale, cette diminution résulte de conditions météorologiques plus clémentes (hiver plus doux) que l’année précédente. Les émissions de CO2 dans le secteur des transports routiers ont diminué de 0,8% (6 millions de tonnes). Ce résultat est attribué principalement à l’Allemagne. Il est dû à l’augmentation de la proportion de voitures équipées d’un moteur diesel, à l’écotaxe et à l’achat de carburant en dehors de l’Allemagne ("tourisme à la pompe").

3,6% de hausse en Espagne


En termes absolus, l’Espagne est le pays dans lequel les émissions de gaz à effet de serre ont le plus augmenté entre 2004 et 2005. En Espagne, la hausse des émissions de gaz à effet de serre de 3,6%, soit 15,4 millions de tonnes d’équivalent CO2, est principalement imputable à la production centralisée d’électricité et au chauffage urbain.


Cette évolution résulte d’une augmentation de la production des centrales thermiques à sources d’énergie fossile (17%) et d’une diminution de la production des usines hydroélectriques (-33%). Les autres pays de l’UE-15 qui ont vu leurs émissions augmenter entre 2004 et 2005 sont l’Autriche, la Grèce, l’Irlande, l’Italie et le Portugal.

IL NE FAUT PAS S'ARRÊTER LA !!!

jeudi 16 août 2007

Les biocarburants ne réduisent pas les émissions en gaz à effet de serre


Contrairement à une idée largement répandue, des scientifiques américains affirment que les biocarburants qui se substituent aux carburants classiques ne réduisent pas les émissions en gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.

Des chercheurs californiens du SRI Consulting – un institut international d'étude de marché pour l'industrie chimique – ont déterminé que l'utilisation de biocarburants n'introduirait aucun changement sur le réchauffement global et pourrait même avoir pour résultat une augmentation des émissions de gaz à effet de serre par rapport au carburant diesel conventionnel.

Ces chercheurs ont comparé les émissions de gaz à effet de serre du diesel et du biodiesel, tout le long de leur cycle de vie, depuis leur production jusqu'à leur combustion dans les moteurs (production, transport, transformation, distribution). Les résultats, publiés dans le journal "Chemistry & Industry", montrent que le biocarburant à base d'huile de colza cultivé dans des champs dédiés émet à peu près autant de gaz à effet de serre que le carburant diesel conventionnel (à base de pétrole, NDLR).

Or, selon l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) et le ministère de l'Industrie qui ont fait réaliser une étude de l'analyse du cycle de vie (ACV) des différents carburants en 2002, la filière EMVH/Diester produirait 3,5 fois moins de gaz à effet de serre avec un rendement énergétique 3,3 fois supérieur par rapport à la filière gazole.

L'étude américaine souligne que si le sol utilisé pour cultiver le colza servait à faire pousser des arbres, les émissions en GES calculées en équivalent CO2 seraient alors trois fois plus faibles pour le diesel pétrolier que pour le biodiesel : les arbres fixant le carbone le temps de leur croissance.

Le diesel d'origine pétrolière émet 85 pour cent de ses gaz à effet de serre au moment où il est consommé dans un moteur. Au contraire, les chercheurs constatent que les deux tiers des émissions de GES par le biocarburant au colza se produisent au cours de la pousse, le colza émettant de l'oxyde nitreux qui est environ 300 fois plus actif (du point de vue de l'effet de serre) que le CO2.

Pourtant, l'ADEME concluait il y a quelques mois que l'utilisation des biocarburants a des effets globalement positifs sur l'air et le climat tout en précisant qu'il fallait veiller à ce que le mode de production soit respectueux de l'environnement : mode de culture, usage de pesticide, irrigation, méthode de raffinage...

Si le mode de production américain reste sans doute plus intensif que celui que l'on trouve en Europe, et donc plus polluant, force est de constater que le bilan relatif aux émissions en gaz à effet de serre n'est pas aussi clair qu'il n'y paraît.

Au final, avec la multiplication des études qui révèlent les maux engendrés par les biocarburants, ceux-ci apparaissent de moins en moins comme une solution écologique, mais plutôt purement énergétique...

NOUS AVONS UNE SOLUTION !!!

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L'effet de serre




Les scientifiques s’accordent aujourd’hui pour affirmer la prépondérance du rôle des activités humaines dans le changement climatique et pour voir dans l’effet de serre le principal mécanisme conduisant au réchauffement de la planète.

Qu'est-ce que l'effet de serre ?

"La température moyenne de notre planète résulte de l'équilibre entre le flux de rayonnement qui lui parvient du soleil et le flux de rayonnement infrarouge renvoyé vers l'espace.

La répartition de la température au niveau du sol dépend de la quantité de gaz à effet de serre (GES) présents dans l'atmosphère. Sans eux, la température moyenne serait de - 18°C et la terre serait inhabitable. Leur présence amène cette température à 15°C.

Les gaz responsables de l'effet de serre d'origine anthropique sont le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4), l'oxyde nitreux (N2O), l'ozone troposphérique (O3), les CFC et les HCFC, gaz de synthèse responsables de l'attaque de la couche d'ozone, ainsi que les substituts des CFC : HFC, PFC et SF6.

Les gaz à effet de serre sont naturellement très peu abondants. Mais du fait de l'activité humaine, la concentration de ces gaz dans l'atmosphère s'est sensiblement modifiée : ainsi, la concentration en C02, principal GES, a augmenté de 30% depuis l'ère préindustrielle.

Les effets combinés de tous les GES équivalent aujourd'hui à une augmentation de 50% de CO2 depuis cette période."

Source : Mission interministérielle de l’effet de serre "Qu’est-ce que l’effet de serre ?"

Rayonnement solaire et effet de serre

Le rayonnement solaire (ultra-violet, visible, infra-rouge), représenté par les flèches jaunes, est la principale source d'énergie sur Terre. Un équilibre s'établit entre l'énergie solaire qui arrive et le rayonnement tellurique (infra-rouge), représenté par les flèches noires continues, émis par la Terre. La température à la surface de la Terre s'ajuste de manière à maintenir cet équilibre entre énergie absorbée et énergie perdue. Différents mécanismes interviennent dans l'établissement de cet équilibre (en italique sur la figure).Source : Centre national de la recherche scientifique (CNRS )

Quelles sont les principales sources de gaz à effet de serre ?


"Lorsque nous utilisons des énergies fossiles, telles que le charbon, le pétrole ou le gaz, nous brûlons du carbone, ajoutant ainsi du CO2 à l’air : environ 20 milliards de tonnes par an dans le monde. Les Océans et les forêts et, dans une bien moindre mesure, les autres plantes, éliminent à peu près la moitié de cet excédent de gaz carbonique. Cependant, sa concentration ne cesse de croître : de l’ordre de 0,028% il y a cent cinquante ans, elle est aujourd’hui de 0,0365%.


Un autre gaz à effet de serre est le méthane (CH4), dont la concentration a doublé depuis la révolution industrielle. Les sources "humaines" sont les rizières, les décharges d’ordures, les élevages bovins, les fuites sur les réseaux de gaz et l’exploitation charbonnière. L’oxyde nitreux, ou protoxyde d’azote (N2O) est un autre gaz à effet de serre, qui provient de certaines industries et des excès d’épandages d’engrais.


Il faut compter également avec l’ozone de la basse atmosphère, qui se forme à la suite des émissions de monoxyde de carbone (CO), d’oxydes d’azote (N2O) et de composés organiques volatils (COV). Il y a enfin les gaz fluorés : CFC, HCFC, HFC, PFC et HF6. "


Source : Ministère de l’environnement et de l’aménagement du territoire
Les deux principaux gaz à effet de serre sont le gaz carbonique, qui contribue à l’effet de serre à une hauteur de 60 % et le méthane. Cependant, tandis que méthane n’a qu’une faible durée de vie dans l’atmosphère, le gaz carbonique y demeure pendant plus d’un siècle.


C’est pourquoi l’attention se focalise aujourd’hui sur la réduction des émissions de gaz carbonique.

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La désertification et le changement climatique

"Les tendances à la désertification ont une incidence sur les réservoirs et les puits mondiaux de carbone. A ce titre, la désertification contribue au réchauffement de la planète. D’après les prévisions, une élévation de la température mondiale de 1 à 2 °C entre 2030 et 2050 se soldera par des changements climatiques dans les régions touchées par la désertification, entraînant donc davantage d’évaporation, une baisse, de l’humidité des sols et une aggravation de la dégradation des terres au Moyen-Orient et dans les zones arides d’Asie, des sécheresses répétées en Afrique et une plus grande vulnérabilité des terres arides et semi-arides à la désertification. Ainsi, si les changements climatiques sont appelés à accentuer les processus de désertification aux niveaux régional et local, les causes et les conséquences de la désertification accentuent elles aussi, à leur tour, les changements climatiques à l’échelle de la planète, principalement par leur effet sur la végétation."

Source :"Arrangements institutionnels internationaux relatifs à l’environnement et au développement durable" Rapport du Secrétaire général. Assemblée générale des Nations unies; 5 septembre 2000. Paragraphe 36.


Les limites d'une réaction humaine
"Si l'action humaine depuis cent cinquante ans a pu modifier la composition de l'atmosphère terrestre jusqu'à provoquer un réchauffement planétaire dont les conséquences peuvent être dommageables pour l'homme, suffit-il d'une nouvelle intervention humaine, en sens opposé, pour que les choses rentrent dans l'ordre ?

Cela conduit à poser la question de la réversibilité des modifications d'origine anthropique et de la volonté de l'homme à agir dans une direction différente de celle suivie spontanément par lui jusqu'ici et dont il a retiré beaucoup d'agréments.

L'homme peut ralentir mais non annuler l'intensification de l'effet de serre dont il est responsable.

L'intensification de l'effet de serre actuellement constatée résulte en grande partie de l'émission de gaz à effet de serre émis par l'homme il y a de nombreuses années.

Selon Pierre MOREL*, « L'humanité, sans s'en rendre compte, a déclenché une expérience géophysique sans précédent avec la planète Terre, le seul habitat connu dans l'Univers qui soit favorable à la vie. Il va de soi qu'une telle démarche est parfaitement irresponsable ».

Il suffit de se reporter aux temps de résidence dans l'atmosphère des différents gaz à effet de serre pour noter que, par exemple, des molécules de carbone émises vers 1880 peuvent encore être présentes aujourd'hui et agir sur le réchauffement actuel.

Il s'agit bien de carbone lié à la civilisation industrielle et même à la révolution industrielle dont les fondateurs présentent, en quelque sorte, aujourd'hui, une facture un peu inattendue aux générations qui leur ont succédé. Mais, le coût élevé de ladite facture ne provient pas d'intérêts de retard mais du fait que les héritiers ont bien fait fructifier l'héritage dans le sens indiqué par leurs ancêtres : la révolution industrielle s'est muée en civilisation industrielle jusqu'à devenir le seul système de développement actuellement concevable dans le monde.

Malgré de très grandes disparités entre pays, seuls deux groupes d'États peuvent être distingués : les pays développés et ceux en voie de développement ; mais, le contenu même du développement n'a été remis en cause que récemment, et encore de manière plus apparente que réelle, à travers la notion de développement durable. Celui-ci devra tenir compte du fait que les gaz à effet de serre, émis dans le passé récent, demeurent largement présents dans l'atmosphère et constituent comme un stock de gaz à effet de serre tandis que leur disparition graduelle et les nouvelles émissions constituent un flux.

La seule action sur le stock résulte du temps qui s'écoule alors que celle sur le flux peut, pour la part actuellement émise, dépendre d'une remise en cause des sources d'émission de gaz à effet de serre.

La disparition des gaz à effet de serre déjà émis est très lente

(...) Les temps de résidence dans l'atmosphère des gaz à effet de serre sont très différents les uns des autres : certains y demeurent plusieurs dizaines d'années, d'autres plus d'une centaine et d'autres, enfin, plusieurs milliers d'années.

Or, les gaz les plus tenaces, comme les perfluorocarbures (PFC) ou les hexafluorocarbures (HFC), ont précisément été émis dans la période la plus récente sans compter que la liste de ces gaz n'est pas close, l'homme continuant à en inventer de nouveaux. La lenteur de la dissipation du stock devrait, en toute logique, conduire à ralentir, voire à cesser en partie les flux et, en tout cas, à renoncer à les accroître. Qu'en est-il exactement ?

Le rythme d'une remise en cause est lent.

La prise de conscience du phénomène de l'intensification de l'effet de serre est assez récente dans le monde scientifique -même si des précurseurs comme FOURIER ou Svante ARRHENIUS avaient perçu le phénomène -et elle est seulement en train de s'effectuer au-delà de ce cercle. Encore le grand public de la partie du monde où il est le plus question de ce phénomène n'est-il le plus souvent informé que par les médias, souvent alarmistes, tandis que les programmes scolaires n'ont pas toujours intégré, ou pas depuis très longtemps, les enseignements sur ces points. Bien entendu, cette prise de conscience a été retardée par de puissants intérêts économiques et/ou politiques opposés à une remise en cause de l'émission sans frein de gaz à effet de serre. (...)

Même si, par rapport au stock déjà émis, le flux actuel n'est pas prépondérant, il faut considérer que, dans la mesure où, pour l'effet de serre actuel, stock et flux s'additionnent, tout encouragement à la poursuite du volume présent d'émission de gaz à effet de serre, voire à son intensification, aggrave le problème posé et en compromet la résolution.

*Fondateur du Laboratoire de météorologie dynamique (L.M.D.) du C.N.R.S. et Secrétaire du Programme mondial de recherche sur le climat.

Source : Deneux, Marcel. Rapport sur l'évaluation de l'ampleur des changements climatiques, de leurs causes et de leur impact prévisible sur la géographie de la France à l'horizon 2025, 2050 et 2100, Paris, Sénat, Rapport d'information n° 224, 2002 / 625 p.


Le "trou" dans la couche d'ozone
Il convient de bien distinguer la question du changement climatique de celle du "trou" dans la couche d’ozone : il s’agit de deux phénomènes différents dont les causes sont dissociées.

L’ozone est une molécule présente dans l’atmosphère et de manière plus concentrée dans la stratosphère (entre 8-18km et 50km d’altitude) où elle forme une " couche ". Cette couche joue un rôle de filtrage des rayons ultra-violets dangereux (UV-B).

En revanche, l’ozone présente à basse altitude est toxique pour la vie humaine, animale et végétale.

Deux problèmes environnementaux distincts concernent aujourd’hui l’ozone.

D’une part, la concentration d’ozone à basse altitude tend à augmenter notamment au-dessus des villes et contribue à la formation du " smog ".

D’autre part, les scientifiques ont observé l’amenuisement de la couche d’ozone stratosphérique, notamment au-dessus des pôles et plus particulièrement au-dessus de l’Antarctique (c’est le fameux " trou " dans la couche d’ozone). Des recherches ont conduit à identifier les substances responsables de cet amenuisement : il s’agit de produits chimiques fabriqués par l’homme et qui contiennent divers mélanges de chlore, de fluor, de bromure, de carbone et d'hydrogène.

Dans le cadre de la Convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone (1985), du Protocole de Montréal (1987) et de ses amendements, un accord visant à l’interdiction de la production des substances appauvrissant la couche d’ozone a été conclu. Des mesures prises par les pays industrialisés ont conduit à l’élimination en 1996 de leur production des substances les plus nuisibles pour la couche d’ozone tandis que les pays en développement doivent suivre leur exemple d’ici 2010.

Les chlorofluorocarbures (CFC), qui comptent parmi les substances responsables de l’appauvrissement de la couche d’ozone et qui sont donc à ce titre régis par le Protocole de Montréal, sont également des gaz à effet de serre. Les négociations actuelles sur le climat portent donc sur la limitation et la réduction des émissions des autres gaz à effet de serre.

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mardi 14 août 2007

Les Causes L'effet de Serre

La température moyenne de notre planète résulte de l'équilibre entre le flux de rayonnement qui lui parvient du soleil et e flux de rayonnement infrarouge renvoyé dans l'espace. La répartition de la température au niveau du sol dépend de la quantité de gaz à effet de serre (CO2, 02, Azote...), appelés GES présents dans l'atmosphère depuis des milliers d'années. Sans eux, la température moyenne serait de -18°C et la terre serait inhabitable. Leur présence mène cette température à 15°C.

Les gaz à effet de serre sont naturellement très peu abondant. Mais du fait de l'activité humaine, la concentration de ces gaz dans l'atmosphère s'est sensiblement modifier et d'autres gaz sont apparût.

Gaz liés aux activités humaines.

- Le dioxyde de carbone (CO2) provient essentiellement de la combustion de combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et les gaz industriels, de la production électrique, du transport et du chauffage. Su dioxyde de carbone su dégage aussi de la combustion de déchets.

- Le méthane (CH4) provient essentiellement de l'élevage animal (excréments et engrais), le traitement des déchets (fermentation sur les décharges), les fruits au niveau du circuit de distribution du gaz naturel et les procédés de combustion dégagent également du méthane.

- Le gaz hilarant ou protoxyde d'azote (N2O) se dégage surtout lors de la combustion de combustibles fossiles (en particulier par les moyens de transport), mais est également présent dans les gaz émis par un certain nombre de procédés chimiques et agricoles.

- Les CFC et les substances apparentées, ainsi que leurs produits de substitution ( les HCFC et les PFC), sont utilisés comme agents réfrigérants et comme gaz propulseurs dans les aérosols et dans les apprêts de l'industrie plastique.

- L'ozone (O3) comme tel n'est pas directement rejeté dans l'atmosphère par l'homme, mais de dégage davantage d'une série de réactions chimiques à base d'oxyde d'azote (Nox), de monoxyde de carbone (CO) et de composés organiques volatils (COV). Ces précurseurs de l'ozone, comme on les appelle, proviennent surtout des gaz émis par les transport et par l'industrie.

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Les conséquences pour l'homme et l'environnement.


le climat.

Le climat se définit comme une description des moyennes et des extrêmes météorologiques en un endroit limité. Le climat est naturellement variable comme en témoigne l'irrégularité des saisons d'une année sur l'autre. Cette variabilité est normale, et tient aux fluctuations des courants océaniques, aux éruptions volcaniques, au rayonnement solaire et à d'autres composantes du système climatique encore partiellement incomprises. De plus, notre climat aussi a ses extrêmes (comme les inondations, sécheresses, grêle, tornades et ouragans), qui peuvent devenir dévastateurs... Les températures moyennes du globe (mesurées à 2 m au-dessus du sol sous abri) sont de : +15 °C en moyenne (régions polaires : -20°C, tempérées +11°C, équatoriales : +26°C.

Historique.

Svante Arrhenius avait déjà annoncé il y a un siècle (1900), qu'en brûlant le charbon, les hommes allaient réchauffer la planète via un effet de serre renforcé. Plus récemment, le glaciologue grenoblois Claude Lorius a entrepris au début des années 80, une coopération avec ses collègues soviétiques de la station Vostok, installée au coeur de l'Antarctique. En 1985, les foreurs russes parviennent à extraire des carottes de glace jusqu'à un kilomètre de profondeur. Publiées en 1987, leur analyse réalisée à Grenoble et à Saclay par les équipes de Dominique Raynaud et Jean Jouzel, démontre que, depuis cent mille ans, il existe une corrélation étroite entre températures moyennes et teneurs en gaz à effet de serre. En 1999, la démonstration s'est étendue aux 400 000 dernières années. Sur cette période, jamais la teneur en gaz à effet de serre n'a atteint les valeurs actuelles, dues à la pollution.

Estimations 1995-2000 : de pire en pire.

Hausse des températures moyennes en 2100 par rapport à 1990
prévision 1995+ 1°C à + 3,5°C
prévision 2000+ 1,5°C à + 6°C

Elevation du niveau de la mer jusqu'en 2100 par rapport à 1990
prévision 1995+ 0,15 à + 0,95 m
prévision 2000+ 7 à + 13 m (chiffres souvent revus)

Niveau de la concentration de CO2 dans l'atmosphère jusqu'en 2100
prévision 1995500 ppm*
prévision 2000540 à 970 ppm

Hausse de la température du globe entre 1860 et 2000

Des estimations alarmantes.

Toujours est il qu'au cours du prochain siècle, le réchauffement planétaire pourrait être pire que les premières estimations comme le mentionne le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) ou GIEC), un groupe de centaines de chercheurs sous l'égide des Nations Unies. Ainsi, selon une version préliminaire de son rapport, la hausse de température pourrait atteindre 6 °C d'ici 2100 contre 3 °C prévus alors en 1995.
En effet, le GIEC a rendu en 1995 un rapport scientifique qui conclut notamment que :

- Depuis 1750, le taux de CO2 dans l'atmosphère a augmenté de 30%, celui de CH4 de 145%,

- Depuis la fin du 19ème siècle, la terre s'est réchauffée de 0,3° à 0,6° et on a assisté à une montée du niveau des océans de 10 à 25 cm,

- Toutes les analyses confirment l'effet notable des activités humaines sur ces variations, même s'il demeure de nombreuses incertitudes sur leurs évaluations, et surtout sur les conséquences qui peuvent s'ensuivre,

"La comparaison entre le changement observé dans la température moyenne globale et le résultat des simulations suggère que le réchauffement des cent dernières années n'est vraisemblablement pas dû aux seules causes naturelles et que les caractéristiques géographiques d'un réchauffement dû aux activités humaines sont identifiables dans les observations du climat".

Comment expliquer le rapport entre hausse des températures et catastrophes climatiques ?

Il existerait une relation entre le réchauffement planétaire et les perturbations climatiques à venir si l'on s'intéresse à l'Oscillation Nord Atlantique (ONA) sorte de rapport de force entre l'anticyclone des Açores et la dépression d'Islande. L'ONA dicte pratiquement le climat de l'Afrique du Nord, du nord-est de l'Amérique et de l'Europe.

En effet, les masses d'air sont véhiculées par ces deux centres de pression : l'anticyclone des Açores est un centre de haute pression, tandis que la dépression d'Islande est un centre de basse pression.. Et, en fonction de la différence de pression qui existe entre elles, l'indice de l'ONA sera plus ou moins fort et donc les vents sur l'Europe plus ou moins puissants. En résumé, lorsque la différence de pression est très marquée entre l'anticyclone des Açores et la dépression d'Islande, de forts vents d'ouest balayent l'Atlantique, préservant nos latitudes des masses d'air polaires continentales. Au contraire, si l'indice de l'ONA est faible, le froid sibérien envahit l'Europe de l'ouest. Enfin, la hausse des températures accélère le cycle évaporation-précipitations.

Le réchauffement climatique en France.

Les températures devraient grimper de 1 à 2°C notamment dans le sud-est,

- les volumes de précipitations devraient augmenter de 20 à 50 % (comparez les précipitations dans le Val de Marne de l'année 2000 avec les normales),

- les pluies seront plus intenses,

- la durée d'enneigement dimunuera nettement à 1500 m d'altitude.

A Paris, la température de l'air s'est élevée de 2°C depuis 100 ans ainsi que celle du sous-sol comme en témoignent les 13,3 °C des caves de l'Observatoire de Paris actuellement contre 11,8 °C jusqu' en 1880

Le coût du réchauffement climatique.

Il reste bien difficile d'évaluer les coûts potentiels de ces changements. Le GIEC cite certaines valeurs de pourcentage du PIB (1 à 2 % du PIB pour les pays industrialisés, en supposant un doublement du dioxyde de carbone atmosphérique d'ici 2050 et un réchauffement planétaire moyen de 2,5 ° C), qui reflètent essentiellement les estimations pour les États-Unis et les extrapolations de celles-ci. Jusqu'à ce jour, les estimations n'accordent pas encore une grande place au risque, impossible à calculer, de scénarios catastrophiques ni à la possibilité d'impacts imprévus, laissent de côté les coûts de l'adaptation à un climat en évolution, et ne tiennent pas compte de la valeur sociale de la plupart des produits et services non marchands. Ces estimations pourraient donc être revues considérablement à la hausse.

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samedi 11 août 2007

Le monde a les moyens d'atténuer le changement climatique

Les 20 à 30 prochaines années seront cruciales pour atténuer le réchauffement planétaire, notamment en ce qui concerne les gaz à effets de serre, a estimé vendredi le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) à l’issue d’une réunion à Bangkok. «Il existe un potentiel important pour réduire les émissions dans les prochaines décennies», a estimé Bert Metz, coprésident du groupe de travail.



«Les changements de modes de vie et de comportements peuvent contribuer à la réduction des émissions (de gaz à effet de serre) dans tous les secteurs», indique le «résumé à l’intention des décideurs» politiques, approuvé par quelque 400 délégués mandatés par environ 120 pays auprès du Giec.

Le texte met en évidence des «coûts de réduction tout à fait abordables», a indiqué à l'AFP Marc Gillet, chef de la délégation française. Mais il faut faire vite, ont alerté les experts.

La question des coûts de la lutte contre le changement climatique a dominé les cinq jours de discussions du Giec, suscitant certaines frictions entre les pays représentés, y compris avec la Chine. Washington a exprimé son soutien au rapport du Giec. «Les Etats-Unis sont en tête au niveau mondial par leurs investissements significatifs dans les sciences et les technologies liées à la recherche sur l’évolution du climat», explique un communiqué du département d’Etat américain.

Pour stabiliser cette pollution et contenir ainsi la hausse moyenne de la température entre + 2°C et + 2,4°C par rapport à la période pré-industrielle, il faudrait que ces émissions atteignent un pic d’ici 2015 et redescendent ensuite à 50% des niveaux actuels d’ici 2050, selon ce document. Selon un précédent rapport du Giec publié en février à Paris, la hausse des températures pourrait atteindre jusqu’à + 6,4°C d’ici 2100, dans le pire des cas, par rapport à la période 1980-1999.

«Des négociations sur un nouvel accord climatique international doivent être absolument lancées à la prochaine conférence ministérielle de l’ONU en décembre» à Bali (Indonésie), a déclaré le commissaire européen à l’Environnement Stavros Dimas. L’UE s’est engagée à réduire de manière unilatérale d’au moins 20% en 2020 ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. Les Européens souhaiteraient que les Etats-Unis et les pays en voie de développement en croissance rapide (Chine, Inde, Brésil, etc), qui ne participent pas à Kyoto, s’engagent eux aussi à des réductions d’émissions dans le cadre de ce nouvel accord, ce que ces derniers refusent.


SOYONS PLUS INTELLIGENTS AGISSONS MAINTENANT !

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Réchauffement climatique


Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire ou, par anglicisme, réchauffement global (de l'anglais global warming), est un phénomène d'augmentation, à l'échelle mondiale et sur plusieurs années, de la température moyenne des océans et de l'atmosphère. Dans son acception commune, ce terme est appliqué au changement climatique observé depuis environ vingt-cinq ans, c'est-à-dire depuis la fin du XXe siècle.

Courbes de la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère terrestre (en bleu) et de la température moyenne globale (en rouge) sur les 1 000 dernières années.


-L'existence du réchauffement est appuyée par les rapports scientifiques du GIEC rédigés par plus de 600 climatologues[4] provenant de tous les pays et validés par les gouvernements de tous les pays[5]. Le phénomène n'est plus que très marginalement contesté dans les revues scientifiques.


-Les causes du réchauffement sont attribuables essentiellement à l'activité humaine et en particulier à ses émissions de gaz à effet de serre. Seule une petite minorité de scientifiques, qui ne sont souvent pas des climatologues, émettait encore quelques réserves avant le rapport AR4 du GIEC.


-Le rapport AR4 de février 2007 du GIEC indique que les effets comportent entre autre une augmentation des sécheresses, des pluies torrentielles, une élévation du niveau des océans, des canicules et de violents cyclones. Le CO2 émis à ce jour par l'homme contribuera au réchauffement pendant encore au moins 200 ans. La concentration atmosphérique du CO2 en 2005 dépassait de loin les valeurs naturelles des derniers 650 000 ans. De même pour la concentration du méthane.


-Suite au rapport AR4 du GIEC, approuvé par tous les pays dont les États-Unis, 46 pays se sont engagés à lutter contre les pays qui ne réduiraient pas leurs émissions de gaz à effet de serre. Les pays principalement visés sont les États-Unis, la Russie, l'Inde et la Chine.

Selon les conclusions du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) dans son rapport de 2001[6], la cause la plus probable de ce réchauffement dans la seconde moitié du XXe siècle serait le « forçage anthropique », c'est-à-dire l'augmentation dans l'atmosphère des gaz à effet de serre résultant de l'activité humaine. Il est prévu que le réchauffement planétaire se poursuive au cours du XXIe siècle mais l'amplitude de ce réchauffement est débattue. Selon les hypothèses retenues et les modèles employés, les prévisions pour les 50 années à venir vont de 1,8 à 3,4 °C.

L'hypothèse d'un lien entre la température moyenne du globe et le taux de gaz carbonique dans l'atmosphère a été formulée pour la première fois en 1894 par Svante Arrhenius. En 1979, lors de la première conférence mondiale sur le climat, est avancée pour la première fois sur la scène internationale l'éventualité d’un impact de l'activité humaine sur le climat. L'adhésion assez massive de certains scientifiques à cette cause est récente, mais une controverse existe dans ce milieu quant aux causes de ce réchauffement. Des climatologues soutiennent en effet que le réchauffement observé n'est que la conséquence de phénomènes naturels (telles que les fluctuations de l'activité solaire et celles de l’orbite terrestre). Cette position est cependant fortement minoritaire parmi les climatologues.

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