samedi 29 septembre 2007

Record "stupéfiant" de fonte de la banquise en Arctique

L'Arctique vient de battre un triste record : celui de la plus petite superficie de glace de mer jamais observée. Or il s'agit là de l'un des meilleurs indicateurs du réchauffement climatique en cours...


Couverture de la banquise en Arctique le 16 septembre 2007La moyenne mensuelle de 1979 à 2000 est représentée en violet crédit : National Snow and Ice Data Center, 09/2007

Dès août, les observateurs s'inquiétaient de la fonte précoce et jamais égalée de la glace de mer en Arctique. En effet, au 17 août, l'extension de la banquise arctique était de seulement 5,26 millions de km² alors qu'en septembre 2005, dernier record enregistré, la superficie mesurée était de 5,32 millions de km². Or, le mois de septembre reste le mois où la diminution est la plus forte.

Selon les dernières données du centre américain de recherches sur la neige et la glace (NSIDC), au 16 septembre, la couverture de la glace de mer avait une superficie de seulement 4,13 millions de km². Du jamais vu ! Le déficit par rapport au précédent record de 2005 est de plus d'un million de km², c'est à dire une surface égale à cinq fois le Royaume-Uni ou l'équivalent de la Californie et du Texas réunis.Walt Meier, membre du NSIDC, souligne qu'il "s'agit de la plus forte diminution par rapport au précédent record et c'est assez stupéfiant".Notons que d'après les observations effectuées entre 1979 et 2000, la superficie minimale moyenne de la banquise arctique est de 6,74 millions de km² et apparaît vers le 12 septembre. Par rapport à cette moyenne, l'année 2007 accuse une diminution de 2,61 millions de km², dix fois la superficie du Royaume-Uni."C'est un changement dramatique en une année". Nous sommes certainement dans une tendance décroissante depuis 30 ans, mais la tendance s'accélère vraiment", poursuit Meier.

Rappelons qu'en 1978, lors des premières observations par satellite, la banquise couvrait alors 7,5 millions de km².

Vers une élévation du niveau des océans ?

Non, car la fonte de la glace dans l'eau ne modifie pas le volume occupé par cette dernière. Pour vous en convaincre, vous pouvez faire fondre un glaçon dans un verre d'eau plein : le verre ne débordera pas pour autant.

Par contre, la diminution dramatique de la banquise arctique est un bon témoin du réchauffement climatique et cette accélération "stupéfiante" ne laisse pas présager d'accalmie dans les changements climatiques. De plus, la modification de l'albédo de la région Arctique, avec des surfaces "blanches" moins importantes va accélérer d'autant le réchauffement, dans un cercle vicieux ou rétroaction positive dans le jargon des scientifiques.

IL FAUT RÉAGIR !

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mercredi 26 septembre 2007

Manger moins de viande pourrait faire ralentir le réchauffement climatique


Manger moins de viande pourrait contribuer à ralentir le réchauffement de la planète, en entraînant la réduction du nombre de cheptels ovins et bovins et, du même coup, celle des rejets de méthane émanant des animaux, selon une étude publiée jeudi dans un numéro spécial du journal "The Lancet".

Pour les experts, réduire la consommation globale de viande rouge de 10% suffirait à diminuer les émissions de gaz émis par les systèmes digestifs des vaches, moutons et chèvres, qui contribuent au réchauffement global.

"Si les gens savaient qu'ils menaçent l'environnement en mangeant plus de viande, ils réfléchiraient à deux fois avant de commander un steak", a déclaré Geri Brewster, nutritionniste à l'Hôpital de Westchester-Nord à New York, qui n'a pas participé à l'étude.

D'autres moyens de réduction de ces émissions de gaz, notamment en donnant au bétail du fourrage de meilleure qualité, n'auraient, selon les experts, que des conséquences limitées. Les gaz provenant d'animaux destinés à la consommation représentent en effet le quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

"Ceci fait de la réduction de la consommation de viande la seule véritable option", a déclaré le Dr John Powles, expert en santé publique de l'Université de Cambridge, un des auteurs de l'étude.

La quantité de viande consommée varie considérablement dans le monde. Dans les pays développés, on mange environ 224 grammes de viande par jour et par personne. Contre seulement 31 grammes par jour en Afrique.

Face à une demande qui ne cesse d'augmenter dans le monde, les experts s'inquiètent de l'augmentation des élevages et de son corolaire, les émissions de gaz, notamment de méthane et de protoxyde d'azote, qui font monter la température. En Chine, par exemple, la population mange deux fois plus de viande qu'il y a dix ans.

Selon John Powles, une consommation de viande moyenne limitée à 90 grammes par jour et par personne dans le monde pourrait éviter l'accélération du réchauffement par les gaz à effet de serre.

Manger moins de viande rouge contribuerait aussi à améliorer la santé de la population. Powles et les co-auteurs estiment que réduire la consommation de viande réduirait aussi le nombre de maladies cardio-vasculaires et de cancers.

"Dans notre société, nous consommons trop de protéines", estime Geri Brewster. "Si on mangeait moins de viande rouge, ça aiderait aussi à réduire l'épidémie d'obésité"

.Selon les experts, il faudra probablement des décennies avant que la population accepte de changer ses habitudes. "Nous devons mieux comprendre les conséquences de notre alimentation", a estimé le Dr Maria Neira, directrice du service de santé publique et de l'environnement de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

"C'est une théorie intéressante qui nécessite d'être mieux étudiée", a-t-elle ajouté. "Manger moins de viande pourrait vraiment représenter un moyen de réduire les émissions de gaz et le changement climatique". AP

NOUS AVONS UNE SOLUTION, QUI NE METTRA PAS NOS ÉLEVEURS EN PÉRIL.


mardi 25 septembre 2007

Le changement climatique suscite déjà une vaste restructuration économique


NEWYORK (AFP) - Le changement climatique provoque déjà une vaste restructuration économique et industrielle planétaire induite par les réglementations publiques et les actions des entreprises pour s'y adapter, selon une enquête auprès de grands groupes industriels mondiaux publiée lundi.


Cette enquête a été conduite par le Carbone Disclosure Project (CDP), un organisme à but non lucratif basé à Londres, représentant 315 grands investisseurs institutionnels comme des compagnies d'assurance et des banques qui contrôlent 41.000 milliards de dollars d'investissement au total.

Le rapport du CDP, qui a lancé ce sondage annuel il y a cinq ans, sera présenté lundi à New York par l'ancien président Bill Clinton, en marge d'un sommet sur le climat tenu dans le cadre des Nations unies.'Cette restructuration (économique et industrielle) a déjà commencé à redéfinir les bases des avantages concurrentiels et des performances financières des entreprises et de leurs investisseurs', souligne le document.'Nous représentons les investisseurs et, en leur nom, nous demandons aux plus grandes sociétés mondiales de dévoiler le volume de leurs émissions de gaz effet de serre et de dire aussi comment elles abordent les risques et le potentiel représentés par le changement climatique', a expliqué àl'AFP Paul Dickinson, PDG du CDP.

L'analyse des réponses des1.300 entreprises dans les secteurs allant de l'énergie à l'automobile montre que les grands groupes industriels mondiaux 'ont élaboré ces dernières années des stratégies et mis en place des structures pour minimiser les conséquences financières potentiellement négatives du réchauffement de la planète et améliorer leur compétitivité', selon le rapport.

Alors que les sociétés dans le monde continuent à gérer le risque et à améliorer leur approche, les placements des investisseurs vont y gagner encore, assure Paul Dickinson.

La pression sur les entreprises pour s'adapter et tirer profit du changement climatique vient des investisseurs 'car ces derniers veulent protéger leur argent et tirer profit le plus tôt possible des industries du futur', ajoute-t-il.

Selon lui, le montant des investissements dans l'énergie 'verte' se chiffre déjà en centaines de milliards de dollars.

NOUS AUSSI ON PEUT AGIR, POUR FAIRE DIMINUER LE DANGER DU AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE!

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dimanche 23 septembre 2007

Questions sur l'effet de serre


Effet de serre et réchauffement climatique : l'essentiel

L'effet de serre est un phénomène naturel important pour la survie de la planète. Surtout, il permet d'avoir une température moyenne sur terre de 15° Celsius, contre -18°C si cet effet n'existait pas. Certains gaz contenus dans l'atmosphère terrestre absorbent une partie des rayonnements infrarouges émis par le sol. Les plus importants naturellement sont la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone et le méthane.

Qu'est-ce que l'effet de serre?


L'énergie solaire qui parvient au sol réchauffe la Terre et se transforme en rayons infrarouges. Comme les vitres d'une serre - d'où le nom donné à ce mécanisme - des gaz présents dans l'atmosphère piègent une partie de ces rayons qui tendent à la réchauffer. Ainsi, sans effet de serre, la température moyenne sur la Terre serait de -18 °C et peu d'eau serait sous forme liquide. Cet effet a donc une influence bénéfique puisqu'il permet à notre planète d'avoir une température moyenne de 15° C.


Quel rapport entre effet de serre et réchauffement climatique ?


Le mécanisme d'effet de serre, en piégeant une partie des rayons infrarouges, permet à la terre d'avoir une température moyenne de 15°C et non de –18°C si celui-ci n'opérait pas. Cependant, depuis le début de l'ère industrielle, l'homme a rejeté dans l'atmosphère des gaz (gaz carbonique, méthane, oxydes d'azote, etc.) qui augmentent artificiellement l'effet de serre. Si cet ajout à l'effet de serre naturel est faible (environ +1 %), il amplifié par la vapeur d’eau et a ainsi contribué à l'augmentation de la température moyenne de notre planète d'environ 0,5 °C observée dans la seconde moitié du vingtième siècle.


Quels sont les gaz participants à l'effet de serre ?

Les plus abondants naturellement sont la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone et le méthane. Le protocole de Kyoto mentionne 6 autres gaz à effet de serre dus à l'activité humaine.Leur pouvoir de réchauffement global (ou PRG) est exprimé en valeur relative par rapport au CO2 : le PRG du méthane, par exemple, est environ de 25, soit à teneur équivalente 25 fois plus que le CO2.
A noter : le dioxyde de carbone est à lui seul responsable de plus de 50 % de l'augmentation de l'ensemble des gaz à effet de serre. Il s'accumule dans l'atmosphère où sa durée de vie est de plusieurs siècles.

Les 6 gaz visés par le protocole de Kyoto sont :

dioxyde de carbone ou CO2
méthane ou CH4
oxyde nitreux ou N2O
hydrofluorocarbones ou HFC
hydrocarbures perfluorés ou PFC
hexafluorure de soufre ou SF6

OCCUPONS NOUS DU CO2, QUE REJETTE VOTRE VOITURE !



vendredi 21 septembre 2007

Réchauffement climatique : l'enjeu central du XXè siècle



Les experts réunis au sein du GIEC
(lire encadré) estiment que le
réchauffement devrait encore s’accélérer
: la température moyenne
pourrait s’accroître encore de 1,8 °C
à 4 °C d’ici à la fin du XXIe siècle si
rien n’est fait. Des chiffres peu élevés?
C’est tout le contraire ! Cette
différence de température représente
l’élévation nécessaire pour
passer d’un climat glaciaire à un
climat tempéré comme celui d’aujourd’hui.
Et ce réchauffement ne
sera pas uniforme sur l’ensemble
de la planète.
Le constat est déjà inquiétant. La
banquise de l’Arctique a perdu de 30
à 40 % de son épaisseur moyenne
ces trente dernières années. Partout
dans le monde, les glaciers de
montagne se réduisent. La calotte
glaciaire du Kilimandjaro est également
sur la sellette. Le décalage
saisonnier engendré par le réchauffement
bouleverse le comportement
de la faune et de la flore.
Et si ce réchauffement n’est pas
limité, les experts prévoient une
multiplication de phénomènes
météorologiques préoccupants :
inondations, vagues de chaleur,
tempêtes, fonte des calottes glaciaires
et des glaciers de montagne…
Sans oublier une élévation
générale du niveau de la mer en
raison de la dilatation des eaux des
océans.



5500
milliards d’euros
C’est le coût de l’inaction : il représente
le montant des dommages du
réchauffement climatique si rien
n’est fait d’ici à 2050. Ce chiffre
a été établi par l’économiste
Sir Nicholas Stern dans un rapport
publié en octobre2006. Évalué
pour la première fois, ce coût
exorbitant a fait l’effet d’une bombe.
Ce qu’il faut retenir au-delà du simple
chiffre: l’importance d’agir dès
maintenant. Et d’autant plus vite que la
facture ne cesse de s’alourdir.
Cela devrait donc inciter politiques et
industriels à se mobiliser.



GIEC :
LES EXPERTS
AU CHEVET DE
LA PLANÈTE
Pourquoi la Terre se réchauffet-
elle? Quelles sont les conséquences
prévisibles? Qui en est responsable?
Quelles solutions mettre en place pour
limiter les dégâts? C’est pour tenter de
répondre à toutes ces questions qu’a été
mis en place le Groupe d’experts intergouvernemental
sur l’évolution du climat (GIEC).
Créé en 1988 par l’Organisation météorologique
mondiale (OMM) et le Programme des
Nations unies pour l’environnement (PNUE),
il regroupe les meilleurs experts mondiaux du
climat. Début 2007, le groupe de travail n° 1
du GIEC, consacré à la science du climat, a
effectué une large synthèse de travaux
publiés dans le monde entier et a fait
connaître ses résultats qui ont maintenant
valeur de référence. Un large
consensus sur les causes et conséquences
du réchauffement climatique
a ainsi vu le jour.
Maintenant, place
à l’action avec http://economies-de-carburant.revenus-sur-internet.com/

Est-on sûr que la planête se réchauffe ?


Oui, la planète se réchauffe; la température a augmenté de 0,5°C au cours du dernier siècle. Selon le rapport du GIEC publié en janvier 2001, intitulé "Changement climatique 2001 : impacts, adaptation et vulnérabilité", le réchauffement de la planète pourrait atteindre 1,4°C à 5,8°C au cours du siècle à venir.
(GIEC: Groupe intergouvernemental sur les changements climatiques)

Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique ?

Les dernières années ont donné quelques aperçus des risques que ferait courir le changement climatique au continent européen : même s’il n’est généralement pas possible d’attribuer tel ou tel événement météorologique extrême (tempête, inondation, vague de chaleur…) au dérèglement climatique, les faits observés matérialisent fidèlement les résultats du GIEC. Certains effets du dérèglement climatique sont d'ailleurs déjà visibles en France : élévation de 0,9°C en un siècle de la température moyenne annuelle et retrait des glaciers.
A très long terme, mais sans doute pas avant le prochain siècle, des perturbations importantes pourront également intervenir dans les courants marins et les glaces polaires, avec des conséquences sur la répartition du réchauffement climatique selon les régions du globe, notamment un réchauffement moins marqué sur l’Europe du Nord.


Si l'effet de serre est un phénomène naturel, en quoi l'homme participe-t-il à l'augmentation de ce phénomène ?

En fait, les activités industrielles conduites par l'homme génèrent des quantités croissantes de "gaz à effet de serre". Des gaz qui, certes, permettent de produire l'effet de serre mais qui, en trop grandes quantités poussent la température globale à des niveaux artificiellement élevés qui altèrent le climat.

Qu'est-ce que le protocole de Kyoto ?

Ce protocole, signé en 1997, à Kyoto fixe des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de lutter contre le réchauffement climatique. Il impose depuis le 16 février 2005, date de sa mise en œuvre, à une trentaine de pays industrialisés d'atteindre les objectifs quantitatifs de réduction ou de limitation de leurs émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, au titre du Protocole de Kyoto, les pays industrialisés auront à ramener en deçà des niveaux de 1990 leurs émissions combinées des six principaux gaz à effet de serre, exprimées en équivalent CO2 d’après leur PRG, durant la période 2008-2012. L’Union européenne, par exemple, aura à baisser ses émissions combinées de 8% tandis que le Japon devrait réduire ses émissions de 6%.
A l'heure actuelle, seuls quatre pays industrialisés n’ont pas encore ratifié le Protocole de Kyoto : à savoir l’Australie, les États-Unis, le Liechtenstein et Monaco. L’Australie et les États-Unis ont indiqué qu’ils n’avaient pas l’intention de le faire; à eux deux, ils comptent pour plus d’un tiers des gaz à effet de serre du monde industrialisé.

8% c'est pas assez, on peut faire mieux !

jeudi 20 septembre 2007

Qu'est-ce que le "marché du carbone" ?



Le Protocole de Kyoto impose une limite sur le total des émissions de CO2 de chaque pays industrialisés. Individuellement, ces pays ont des objectifs obligatoires d’émissions qu’ils doivent respecter.Au moment de la définition du protocole de Kyoto, les responsables ont imaginé que certains pays feraient mieux que les objectifs prévus et que d'autres auraient du mal à remplir. Il a donc été prévu, dans le protocole, un "marché du carbone" qui permet donc aux pays ayant épargné des unités d’émissions - des émissions permises mais non “utilisées” - de vendre cet excès aux pays ayant dépassé leurs objectifs d’émissions.L'Union européenne a lancé officiellement le 1er janvier 2005 le premier marché international des droits d'émission, une bourse destinée à permettre aux entreprises des 25 Etats-membres de vendre et acheter des droits d'émettre du CO2 et cinq autres gaz à effet de serre.

Qu'est-ce que le mécanisme de développement propre du protocole de Kyoto?

Ce mécanisme a pour objet, d'une part, d'aider les pays en développement à parvenir à un développement durable tout en contribuant à la stabilisation des gaz à effet de serre et, d'autre part, d'aider les pays développés de remplir leurs engagements chiffrés de limitation et de réduction de leurs émissions. Ainsi, si un pays industrialisé aide un pays en développement à mettre en place un mécanisme qui permet à ce pays de se développer de la façon la plus "propre" possible, le pays industrialisé pourra déduire de ces émissions cette aide.


Qu'est-ce que la climatologie ?

La climatologie est la science qui étudie le climat, son histoire, mais aussi son futur probable. La climatologie est une science récente qui s’est fortement développée au cours des vingt dernières années. Elle nécessite une approche interdisciplinaire, qui rassemble des physiciens, mathématiciens, chimistes, informaticiens, géologues… Ceux-ci unissent leurs efforts pour comprendre et modéliser les mécanismes qui régissent le climat de la terre et son atmosphère, en s’appuyant sur les observations du climat présent et la reconstitution des climats passés et de leur évolution.

Sur quels éléments les climatologues s'appuient-ils pour connaître les évolutions passés du climat ?

Les glaciers continentaux, les sédiments marins ou lacustres, les concrétions minérales ou encore les cernes d’arbres ont « enregistré » les conditions environnementales et climatiques qui prévalaient lors de leur formation : après analyse et datation, les climatologues connaissent ainsi la température, la composition de l'atmosphère, la pluviosité ou les circulations atmosphérique et océanique de l’époque de leur composition.


Voir aussi : projet Epica, forage européen de glaces en Antarctique
REAGISSONS !

A quoi sert la compréhension des climats passées par rapport à l'étude du climat actuel ?

La compréhension croisée des climats du passé et du climat actuel permet d’élaborer des modèles informatiques complexes, s’appuyant sur des moyens de calculs puissants. L’utilisation des modèles pour prédire le climat du futur montre un risque de réchauffement climatique. Il serait dû aux activités humaines, en particulier aux gaz à effet de serre résultant de la combustion des combustibles fossiles et de l’usage des sols, notamment la déforestation. Les travaux des chercheurs ont amené à une prise de conscience de ce danger : ils apportent aux décideurs et au public des ensembles de prédictions crédibles, sur l’amplitude et les incertitudes du réchauffement des prochaines décennies.

Le CEA et la recherche sur le climat

La recherche sur le climat et l'environnement a été développée au CEA à partir des années 1950 autour du savoir-faire acquis dans la mise en œuvre de méthodes d’analyse isotopiques et nucléaires.
En 1988, la création du Groupe International d’Experts sur le Changement Climatique (GIECC ou IPCC) a concrétisé le rôle des scientifiques académiques en tant qu’acteurs centraux de la réflexion sur le changement climatique. Le CEA, représenté dans cette instance, a alors renforcé sa présence dans ce domaine par la création du Laboratoire de Modélisation du Climat et de l'Environnement (LMCE) en 1991, puis du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'environnement (LSCE), unité mixte de recherche CEA-CNRS, en 1998.
Au sein du dispositif national, le LSCE centre sa contribution sur deux axes de recherche majeurs : la variabilité du système climatique et les impacts des activités humaines sur l'environnement global. Son approche méthodologique est fondée sur la maîtrise des outils isotopiques et nucléaires ainsi que sur la modélisation et la conduite de simulations numériques. Ce laboratoire constitue l’un des plus laboratoires de recherche français les plus importants dans le domaine des sciences du climat.

Liens INTERNET :
Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement du CEA - LSCE
la convention-cadre des Nations Unis sur les changements climatiques (CCNUCC)
Centre Interprofessionnel Technique d'Etudes de la Pollution Atmosphérique - CITEPA

AGISSONS !
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lundi 17 septembre 2007

Les biocarburants, danger pour l'environnement ?


Trop gourmands en terres cultivables pour un bénéfice écologique limité : un rapport de l'OCDE met les biocarburants en accusation.L'étude pointe également les dangers de prévisibles extensions de cultures au détriment des milieux naturels.

- le 12/09/2007

Souvent présentés, sinon comme la panacée, du moins comme une solution viable en matière "d'énergie verte", les biocarburants ne sont peut-être pas si bons que ça pour l'environnement... Ils risquent même de porter atteinte à la biodiversité, et ne seront pas rentables sans de nouvelles politiques gouvernementales, estime l'OCDE dans un rapport publié mardi.

Ce document, intitulé "Biocarburants : les remèdes sont-ils pires que la maladie?", devait être présenté lors d'une table-ronde sur le développement durable organisée mardi et mercredi à Paris par l'Organisation pour la coopération et le développement économiques. Dans ce rapport, l'OCDE estime que "la poussée actuelle en faveur du développement des biocarburants crée des tensions intenables qui bouleverseront les marchés sans générer des bénéfices environnementaux significatifs". En particulier, la surface "importante" de terres cultivables que la production de biocarburants requiert "met sous pression les prix de l'alimentation et de l'eau", et ce pour des bénéfices "très limités".

Les écosystèmes naturels en danger ?

L'OCDE estime que les biocarburants permettraient de réduire les émissions de gaz à effet de serre au mieux de 3%. Elle juge en particulier que leur développement fait peser d'importants risques sur l'environnement : "aussi longtemps que les valeurs environnementales ne seront pas intégrées par les marchés, il existera des incitations puissantes au remplacement des écosystèmes naturels (forêts, marécages, pâturages) par des cultures bioénergétiques".

Enfin, évoquant leur rentabilité, l'organisation estime que ces carburants ne peuvent être compétitifs face à un pétrole à 70 dollars le baril "sans un large soutien des gouvernements". Ceux-ci devraient restreindre leurs subventions au secteur au profit de politiques telles que la taxation des émissions de dioxyde de carbone, qui inciteraient au développement de technologies "plus efficientes", prône l'OCDE. Priorité devrait aussi être donnée à la recherche sur les biocarburants de deuxième génération, et à la question de la certification, à inscrire "de façon urgente à l'agenda" de l'Organisation mondiale du Commerce.

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vendredi 14 septembre 2007

Microsoft et FIAT vont vous faire rouler écolo avec une clé USB


Si vous voulez rouler écolo, ne comptez pas trop sur les biocarburants. Véritables désastres écologiques responsables de déforestations massives notamment en Malaisie, sources d'un bilan énergétique contesté (voir Wikipedia) et responsables en partie de l'explosion des prix du maïs et donc de nouvelles famines, les biocarburants servent principalement les intérêts des agriculteurs et des gouvernements. Les premiers y voient les moyens de leur survie, voire un véritable or vert, quand les seconds y voient le moyen de remplacer les politiques de subvention de la filière agricole, responsables de nombreuses tensions commerciales internationales, notamment en Europe.


En attendant d'éventuels biocarburants de seconde génération, meilleurs écologiquement mais moins prisés politiquement, il faut donc encore et toujours s'en remettre à son propre comportement. Heureusement, Microsoft et FIAT vous nous y aider. Les deux partenaires ont annoncé lors du salon automobile de Frankfort leur solution EcoDrive, qui sera proposée dès 2008 sur certains véhicules du groupe (Fiat, Alfa Romeo, Iveco et Lancia) équipés de la plate-forme Blue&Me. Le système recueille les données sur les performances écologiques du véhicule pendant la conduite, lesquelles peuvent être ensuite chargées par le conducteur sur une clé USB. Le conducteur peut alors consulter sur son ordinateur les données relatives à chaque trajet, et lire les précieux conseils que lui prodiguera le programme de Microsoft (ne pas accélérer comme un idiot si vous voyez une voiture arrêtée au feu rouge à 200 mètres devant vous, par exemple...). Un portail communautaire sera même mis en place par FIAT pour permettre aux conducteurs de comparer leurs performances.


Double avantage, rouler écolo c'est aussi économiser de l'essence, et donc réduire les factures de carburants.


PAS BESOIN DE CHANGER DE VOITURE, NI DE CHANGER VOTRE FAÇON DE CONDUIRE POUR FAIRE DES ÉCONOMIES DE CARBURANTS

mercredi 12 septembre 2007

Réchauffement climatique : les conséquences en France



Indiscutablement, le climat se réchauffe.
Quel en est le véritable impact en France
métropolitaine et dans les territoires
d’outre-mer? Dans quelles proportions
notre équilibre environnemental sera-t-il
bouleversé pour le siècle en cours?
C’est pour répondre à ces questions qu’a
été créé en 2001 l’Observatoire national sur
les effets du réchauffement climatique (ONERC).



DES PHÉNOMÈNES
CLIMATIQUES
EXTRÊMES
PLUS FRÉQUENTS
D’après l’Observatoire national sur
les effets du réchauffement climatique,
les risques de sécheresse au
sud en été ainsi que des pluies plus
abondantes et des inondations au
nord en hiver sont à prévoir. En ce
qui concerne l’outre-mer, la fréquence
et l’intensité des cyclones
pourraient s’aggraver. La canicule
de l’été 2003 en constituerait un
signe avant-coureur.
Dans le domaine de l’agriculture,
les effets du réchauffement climatique
sont d’ores et déjà visibles
avec l’accélération de la croissance
de certains végétaux, la précocité
de la floraison pour la plupart des
espèces, l’avancée du calendrier
des cultures agricoles. Qui n’a pas
constaté que les vendanges se font
de plus en plus tôt dans l’année ?
La disponibilité des ressources en
eau pose également problème.

LES PAYSAGES
REMODELÉS
Dès aujourd’hui, notamment dans
les territoires d’outre-mer, certaines
zones côtières sont confrontées
à des phénomènes de submersion,
d’accélération de l’érosion, d’intrusion
d’eau de mer dans les nappes
d’eau douce.
En montagne, la fonte des glaciers
est déjà constatée. À l’avenir, les
effets de dégel se poursuivront.
Les forêts subissent elles aussi de
plein fouet le réchauffement climatique.
Tempêtes et sécheresses
mettent à mal leur rôle dans la régulation
de la concentration des gaz
à effet de serre dans l’atmosphère…
Vous aussi réagissez en rejoingant notre équipe :

Conférence climat de Vienne : Greenpeace rappelle aux gouvernements que le monde les regarde.


Des activistes de Greenpeace protestent durant la conférence des Nations Unies sur le climat à Vienne, Autriche.

Paris, France — Le 27/08/07 - Alors que démarrent les négociations sur le climat pour la deuxième phase du protocole de Kyoto*, Greenpeace rappelle aux gouvernements que le monde attend de sérieux progrès en faveur de lutte contre les changements climatiques.

Qu'est-ce que la réunion de Vienne ?

En prélude à la conférence des Nations unies sur le climat, qui doit se tenir à Bali, en Indonésie, du 3 au 14 décembre, un millier de représentants des gouvernements, de l'industrie, des organisations environnementales et des instituts de recherche se réunissent à Vienne durant cinq jours. Objectif : tenter de définir les moyens d'accélérer la lutte contre les changements climatiques au-delà de 2012, c'est-à-dire pour la deuxième phase du protocole de Kyoto (2013-2017). « La réunion de Vienne va donner le ton des négociations à venir, note Karine Gavand, de Greenpeace France. Selon ce qui se décide, nous saurons si nous sommes sur la bonne voie ou si la volonté politique fait défaut. »

L'épineuse question de l'élargissement de Kyoto

Autre point à l'agenda de Vienne : les discussions sur l'élargissement de la Convention-cadre des Nations unies sur le climat. Aujourd'hui, dans le cadre du protocole de Kyoto, seuls certains pays industrialisés sont liés par un accord contraignant. «& Il est impératif que d'autres nations entrent dans le processus, comme l'Australie ou les États-Unis, mais aussi les nouveaux pays industrialisés tels que le Mexique, la Corée du Sud et l'Arabie saoudite, explique Karine Gavand. Quant aux pays en développement en phase d'industrialisation rapide, comme la Chine, le Brésil, la Malaisie ou l'Afrique du sud, il va falloir développer des outils incitatifs pour les impliquer dans le protocole de Kyoto. »

Ce que Greenpeace préconise

Pour maintenir l'augmentation globale des températures moyennes en-dessous de 2° C et pour que les gouvernements honorent leurs engagements, il faut que les émissions de gaz à effet de serre soient réduites d'au moins :50 % d'ici à 2050, par rapport aux niveaux de 1990, à l'échelle mondiale ;Ce qui implique pour les pays développés, une réduction :d'au moins 30 % d'ici à 2020, par rapport aux niveaux de 1990 ;et d'au moins 80 % d'ici à 2050, par rapport aux niveaux de 1990.

Et la France dans tout ça ?

« Malgré l'accumulation de rapports toujours plus alarmants sur la vitesse et l'étendue des changements climatiques, nous déplorons l'immobilisme des gouvernements qui tardent à prendre les mesures nécessaires, déclare Karine Gavand, de Greenpeace France. D'ici à la conférence de Bali, en France, le Grenelle de l'environnement fera office de test pour le gouvernement, qui doit désormais prendre les mesures qui lui permettront de respecter son engagement en faveur du "facteur 4", c'est-à-dire la une division par 4 des émissions françaises à l'horizon 2050 ».

Le protocole de Kyoto engage 38 pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dans des proportions propres à chaque pays. L'addition des objectifs individuels amène à une réduction globale des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 5 % par rapport aux niveaux de 1990 sur la période d'engagement 2008-2012. Le protocole de Kyoto a été ratifié par 175 pays. Il est entré en vigueur le 16 février 2005.
NOUS AUSSI NOUS POUVONS FAIRE QUELQUE CHOSE !

lundi 10 septembre 2007

Mieux consommer : économisons l'énergie et le CO2 !

Nos modes de vie et de consommation
influent sur les émissions de CO2. En cause :
nos logements, nos véhicules et nos habitudes
de consommation. Pour limiter l’impact
sur le réchauffement climatique, deux grands
axes se dessinent : faire des économies d’énergie
et de carbone. Explications.



Les émissions globales de CO2
proviennent pour plus de la moitié
des secteurs du résidentiel tertiaire
et des transports. Et cette
part est en augmentation… Sans
modifier pour autant totalement
nos modes de vies, les économies
d’énergie réalisées dans nos logements
pourraient progresser de
20 % d’ici 2020. Comment faire ?
Tout d’abord minimiser les déperditions
d’énergie en améliorant
l’isolation de nos résidences. Puis adopter des gestes
quotidiens bénéfiques pour la
planète. Sans limiter
notre confort, il est d’ores et
déjà possible de réduire de 10 %
notre consommation d’énergie.


LES ÉCONOMIES DE CO2,
UN DÉFI POUR L’AVENIR

Les économies d’énergie sont
indispensables. Mais insuffisantes
pour lutter efficacement contre
le réchauffement climatique. Le
moyen la plus efficace ? La chasse
au CO2. Aujourd’hui, la consommation
en énergie de nos résidences
principales, pour le chauffage
ou l’eau chaude essentiellement,
provient encore à 57 % du gaz, du
fioul et du charbon. Autant d’énergies
qui émettent un fort taux de
CO2 et renforcent ainsi l’effet de
serre. Chaque foyer peut “décarboner
son énergie” et mener une
action significative contre le
réchauffement climatique.



DE NOUVEAUX
ÉQUIPEMENTS POUR
NOS MAISONS

Comment ? En faisant le choix de
l’électricité, dont 90 % de la production
n’émet pas de CO2. Et en
intégrant de nouveaux équipements
dans nos maisons, comme les pompes
à chaleur, les panneaux solaires
thermiques qui produisent de l’énergie
et ne rejettent pas de CO2, ou
les appareils de chauffage au bois.
Une évolution capitale pour l’avenir
de nos logements et le respect
de l’environnement.

Vous cherchez une solution économique :
http://economies-de-carburant.revenus-sur-internet.com/

La faim, la bagnole, le blé et nous



Je publie le 3 octobre un livre intitulé “ La faim, la bagnole, le blé et nous. ” (Fayard). Son sous-titre est clair : une dénonciation des biocarburants. Je veux vous en parler directement. Vous pouvez certes y voir une banale opération commerciale, mais tel n’est pas le cas.


L’expansion fulgurante des biocarburants est une tragédie planétaire. Elle conduit en premier lieu à la stérilisation de millions d’hectares de terres agricoles et à l’aggravation tragique de la faim. Pour faire rouler des bagnoles.


Savez-vous que le quart du maïs américain sert déjà à fabriquer du carburant automobile ? Une telle révolution a des effets en chaîne sur toutes les céréales et plantes alimentaires, dont le cours explose.


Elle conduit également à la destruction de ce qui reste de forêts tropicales. En Indonésie, le palmier à huile menace tout à la fois l’homme, l’orang-outan et l’éléphant d’Asie, ridiculisant tous les grands discours sur la biodiversité. En Afrique, le bassin du Congo est attaqué.


Au Brésil et en Amérique latine, on plante de la canne à sucre ou du soja partout. Pour remplir les réservoirs au détriment de la forêt et du cerrado, pourtant des écosystèmes uniques. Les biocarburants sont des armes de guerre et de mort.Qui les soutient ?


L’agriculture industrielle, les transnationales et tous ceux qui leur sont soumis, dont nombre de journaliste hélas. En France, je décris un système complexe dont l’un des centres n’est autre que le ministère de l’Écologie de M. Borloo, à travers l’Ademe et un organisme méconnu, Agrice. À quelques semaines du “ Grenelle de l’Environnement ”, cela mérite d’être discuté. Mais je n’oublie pas tous les autres, y compris certains écologistes fort mal inspirés.


Car les biocarburants, comme je le montre, et malgré de rares études manipulées par lobby, ont un bilan écologique désastreux, qui aggravera l'effet de serre, quoi qu’en dise la propagande. Et en France, leur développement signe la fin de la jachère, refuge de la faune banale, des oiseaux et petits mammifères.


Au fait, savez-vous qu’une usine du Havre transformera dès 2008 des animaux en biocarburants ? (1) Et qu’on tente de faire pousser, par génie génétique, des arbres mous, permettant d’extraire leur cellulose, matière première des biocarburants ?


Ce monde est fou, et sans la moindre morale. J’ai fait ce que je pouvais, c’est-à-dire mon job. Pour tenter d’arrêter cette insupportable machine, j’en appelle solennellement à vous.

Agissez ! Agissons ensemble.
Fabrice Nicolino, le 1 septembre 2007

samedi 8 septembre 2007

Vitesse des véhicules motorisés : Il est urgent d’aller moins vite !


Paris, le 03 août 07 : Dans le cadre de la préparation du Grenelle de l’environnement, la Fédération Nationale des Transports Routiers vient de proposer qu’une nouvelle limitation de la vitesse fixée à 80 km/h pour tous les camions soit établie sur les autoroutes françaises.Les associations appellent le gouvernement à profiter de cette proposition pour réduire globalement de 10 km/h les vitesses autorisées sur autoroutes pour tous les véhicules en circulation.

Les associations espèrent que les acteurs en présence (sociétés d’autoroutes, constructeurs automobiles, assureurs) sauront faire preuve de la même responsabilité en acceptant -si ce n’est en proposant, le « 120 km/h sur autoroutes » comme vitesse limite maximale pour les véhicules particuliers.Cette simple mesure permettrait de réduire de 2 millions de tonnes par an les rejets de CO2. Ces deux millions de tonnes s’ajoutent aux deux millions qu’il est possible de gagner en faisant « simplement » respecter les limites actuellement en vigueur.

En baissant de 10 km/h les vitesses autorisées sur autoroutes pour les voitures et les poids lourds, la France baisserait immédiatement ses émissions de CO2 d’un pour cent par rapport à leur niveau actuel.

Cette mesure, soutenue par 68% des français (sondage BVA commandé par Agir pour l’Environnement), permettrait également de limiter la consommation de carburant, réduire le bruit et épargner des vies en réduisant l’insécurité routière.

Agir pour l’Environnement, France Nature Environnement, le Réseau Action Climat France et la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports espèrent que la brèche ouverte par la FNTR ne se refermera pas sans que la question essentielle des vitesses autorisées pour l’ensemble des véhicules motorisés ne soit évoquée. Dans le cadre de cette réflexion que les associations appellent de leur voeu, la question du bridage des moteurs est également une piste à approfondir afin de mettre un terme à cette course à la puissance, inutile, dangereuse et énergivore.

Le secteur « Transport » représente aujourd’hui 26% des émissions françaises de gaz à effet de serre, en augmentation de 22% depuis 1990.

ROULER MOINS VITE C'EST BIEN !
NOUS NOUS AVONS UNE MEILLEURE SOLUTION !


jeudi 6 septembre 2007

Rejets de CO2 : la sobriété en panne dans l’automobile


Les constructeurs automobiles européens ne parviennent pas à produire les réductions d’émissions de CO2 promises à la Commission européenne en 1998. Le taux d’émissions des nouveaux véhicules a baissé de seulement 0,2% l’année dernière, le plus mauvais résultat jamais obtenu, malgré l’engagement des constructeurs Selon les nouveaux chiffres publiés aujourd’hui par Transport et Environnement (T&E)*, les nouvelles voitures vendues en Europe en 2006 par les membres de l’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles (ACEA) ont émis 160 g de CO2 au kilomètre en moyenne, soit une baisse de moins d’un demi gramme par rapport à l’année précédente. L’ACEA, qui représente 81% des ventes en Europe en 2006, s’était engagée à atteindre 140 g/km d’ici 2008, mais ne parviendra pas à cet objectif.

Malgré un constat effectué par les associations depuis plusieurs années, il est à regretter que la signature par l’ACEA d’un accord volontaire n’engage que celles et ceux qui ont bien voulu y croire. Au regard de l’urgence climatique, cet attentisme doit être dénoncé et connaître une réponse politique.

Cet échec patent est le fruit de l’inaction des constructeurs qui ont préféré retarder le lancement d’innovations technologiques dans le domaine de l’efficacité énergétique et commencent seulement à les utiliser, sous la menace de l’application d’une réglementation. France Nature Environnement, le Réseau Action Climat et Agir pour l’Environnement dénoncent les doubles discours de l’industrie automobile française qui s’inquiète du dérèglement climatique tout en annonçant la commercialisation de véhicules 4x4, énergivores et climaticides.

La Commission Environnement du Parlement européen se prononcera sur la réglementation des rejets de CO2 des nouvelles voitures, la semaine prochaine à Strasbourg et les propositions formelles de la Commission européenne sont attendues en décembre.

A l’occasion des réunions en cours sur le Grenelle de l’Environnement, France Nature Environnement invite le gouvernement français à soutenir de façon efficace les demandes de toutes les associations européennes de protection de l’environnement : « Exiger une norme légale de 120 g/km d’ici 2012 et demander la mise en place d’une série d’objectifs à long terme, afin d’arriver à 80 g/km d’ici 2020.

N'attendons pas 2012 ! AGISSONS MAINTENANT !


mardi 4 septembre 2007

Le fabuleux destin de l’économie à court terme justifierait-il le précaire destin de la planète ?


En 200 ans, sur les 4 milliards d’années que compte notre Terre, production, échanges, pollution, démographie... tout a explosé, ou presque. Est-ce que cela peut durer?


Au XVIIe siècle, les économistes pensaient que la richesse ne pouvait être augmentée, il est vrai qu’il aura fallu 6000 ans depuis la première civilisation économiquement organisée, celle des Sumériens, pour que la machine à produire de la croissance démarre.
Mais une fois lancée (en 1785, découverte de la machine à vapeur), l’économie mondiale a réalisé des prouesses. Production, échanges, pollution, démographie... tout a explosé, ou presque.


Voici quelques données éloquentes qui tendent à prouver que nous sommes une génération de nantis en sursis qui ne se rend pas toujours compte de sa situation. Mais avant, nous voudrions vous parler de la précarité d’un homme pourtant très puissant.
Il n’avait pas de télévision, pas de DVD, d’IPOD, de radio, de voiture, pas même une vieille mobylette rouillée. Il dormait sous un toit, certes, mais dans un immeuble de banlieue puant et glacé, sans électricité et dépourvu d’eau courante. Pour ses besoins ?
Un seau. Pour ses enfants malades ? Aucun médicament. Presque pas de livres, et jamais de cinéma.
Et avec ça, aucune assurance, ni allocation familiale, ni CPAS, ni chômage, ni assistance : un pur scandale social. Son espérance de vie ? 33 ans au plus.


Quel prolétaire occidental accepterait de vivre aujourd’hui dans d’aussi sordides conditions, et avec si peu d’espoir de s’en sortir ?
Aucun, évidemment. En son temps, pourtant, ce misérable n’était pas le plus à plaindre : il s’appelait Louis XIV.
Eh oui, tout est relatif, au début du XVIIIe siècle, l’homme le plus riche du monde, installé sur le trône d’un des pays les plus puissants de l’univers, était plus pauvre que le quidam contemporain.
L’image est forte, mais elle donne la mesure de l’éclat du feu d’artifice de croissance qui illumine la planète depuis deux cents ans et qui nous permet d’être aujourd’hui vingt fois plus à l’aise que les sujets de son temps.
Pendant des millénaires, les courbes étaient comme le relief de la Belgique : pratiquement plates.
Ni croissance, ni progrès, ni expansion démographique ; et puis, il y a un peu plus de 200 ans, les compteurs de l’économie mondiale se sont subitement affolés. 5000% d’augmentation du PIB, 800% de hausse de revenu par habitant, 500% de croissance de la population, et tout est à l’avenant.
Nous sommes en moyenne six fois plus riches que nos grands-parents. Nos arrière-arrière-grands-parents vivaient dans un monde où l’on travaillait deux fois plus, et sans congé ni couverture sociale, où l’on produisait 30 fois moins, où l’agriculture employait 75% de la population européenne (5% aujourd’hui), où l’espérance de vie se traînait aux environs de 50 ans, où le monde comptait dix fois moins d’habitants.


D’un point de vue purement financier, si l’on prend en compte l’inflation, le rendement annuel composé de la Bourse américaine, depuis 1802, a été de 7% exactement.
En sans considérer l’inflation, le rendement annuel moyen de la Bourse a été de 10,2%. En termes de moyens de locomotion, s’il fallait 9 jours de diligence en 1750 pour aller de Bruxelles à Venise, il ne faut aujourd’hui qu’une heure quinze de vol.
Dans un autre registre, le libéralisme et le système financier capitaliste permettent aujourd’hui à tous nos contemporains occidentaux d’avoir le droit et l’accès à la propriété individuelle, tandis que le socialisme ébauche les solidarités sociales.
Et ceci sous la tutelle d’un système politique basé sur la représentativité des avis de chacun : la démocratie représentative.


Nous aurions matière à nous réjouir, mais toute médaille a son revers.


Dans le même temps, les inégalités entre les grandes régions se sont creusées.
En 1820, un Africain était trois fois moins riche qu’un Américain ou qu’un Européen. Il est aujourd’hui 20 fois moins bien loti.
Le bien-être des occidentaux attise tragiquement la ferveur religieuse orientale, creusant chaque jour un peu plus le fossé Nord/Sud. Le fabuleux essor de l’économie mondiale se solde également en émissions de gaz carbonique (100 fois plus qu’en 1800), déforestation (30 % des forêts de la planète ont disparu), disparition d’espèces animales et épuisement des ressources fossiles et halieutiques.
La croissance de la population (et donc de cerveaux et de consommateurs) a été le principal moteur de ce phénomène de croissance exponentielle soutenue par le rythme rapide des découvertes majeures (le gouvernail d’Etambot, la machine à vapeur, le chemin de fer, l’électricité, l’atome, le semi conducteur, Internet...)


Et pourtant, à l’échelle de l’univers, ce fabuleux destin humain reste insignifiant, bien que paradoxalement déterminant pour la pérennité de la vie sur Terre, jugez-en :
Prenons six journées de la semaine pour représenter ce qui, en fait, s’est passé en quatre milliards d’années.
Une journée égale donc environ 660 millions d’années. Notre planète est née le lundi à zéro heure.
L’an 0 de notre ère naît à un quart de seconde avant minuit.
A un quarantième de seconde avant minuit, commence la révolution industrielle et la croissance effrénée, avec ce qu’elle entraîne en termes de destruction et d’entropie...
Il est maintenant minuit, samedi soir, et nous sommes entourés de gens qui croient que ce qu’ils font depuis un quarantième de seconde peut continuer indéfiniment.
Il est illusoire, voire suicidaire, de croire que nous pourrons croître à l’infini sur une planète qui dispose de ressources en quantité finie. Préservons Gaia afin que ce fabuleux patrimoine de bien-être puisse être transmis aux générations futures.
La solution est simple : ralentir la machine à consommer, éviter les gaspillages, faire appel aux énergies renouvelables, rien de bien difficile en somme.
Par exemple, l’application de ces trois principes permettrait à une famille standard (2 adultes, 2 enfants) de diminuer sa consommation de 130 KWh/m²/an à moins de 15 KWh/m²/an soit 8 fois moins d’énergie par habitation par an.
Sachant qu’il y a +/- 4,4 millions de ménages sur un territoire comme la Belgique, vivant en moyenne dans 100 m², cela représenterait une économie de 50,6 millions de KWh par an. Soit 506 000 tonnes de CO2 en moins par an dans l’atmosphère et au moins 1600 € d’épargne en moyenne par famille par an.

Cela est évocateur, n’est-ce pas ?

Il est remarquable de constater que nous accordons vraiment de l’importance aux choses dès lors qu’elles sont mesurables et mesurées.

POUR LIMITER L'EMISSION DE CO2, RENDONS NOTRE VOITURE PLUS PROPRE !!!

lundi 3 septembre 2007

Effet de serre et changements climatiques

Depuis des millions d’années, l’effet de serre naturel procure à notre planète les conditions idéales au développement de la vie. L’espèce humaine a façonné sa propre évolution et le développement de ses sociétés au gré des grandes variations climatiques naturelles.Mais voilà... depuis l’avènement de l’ère industrielle, il y a 200 ans et le début de notre course à la production et à la consommation, nous avons progressivement déréglé le climat : la Terre se réchauffe. Ce phénomène fait peser un risque aux conséquences irréversibles sur la biodiversité et les sociétés humaines.




Le compte a rebours a déjà commencé...
Nous savons que nos enfants et petits-enfants ne vivront pas dans le même monde que nous. Mais ce monde n’est pas encore dessiné précisément : il dépend en grande partie des mesures que nous prendrons et de certains comportements que nous serons capables de modifier. Alerté par les scientifiques, l’ensemble des pays de la planète a accepté le principe d’une réaction internationale. Mais, en raison des enjeux politiques et économiques, la mise en place des actions nécessaires est longue et complexe. Les négociations mettront certainement des années à aboutir.Pourtant, nous pouvons freiner le processus de réchauffement si nous agissons maintenant. Nous pouvons adopter individuellement de nouveaux comportements dans la vie de tous les jours, qui, sans toucher à notre confort, préserveront notre environnement et réduiront également nos dépenses financières. De plus, nous pouvons exiger collectivement des pouvoirs publics et de l’Etat la mise en œuvre de mesures et d’actions allant dans le sens de la lutte contre l’effet de serre.

http://economies-de-carburant.revenus-sur-internet.com/