mardi 31 juillet 2007

Asthme, infarctus... le fond de l'air effraie

Des études de plus en plus nombreuses tendent à incriminer la pollution atmosphérique dans le développement de certaines maladies respiratoires. Mais il reste difficile d’identifier précisément les effets de chaque polluant.



Dans les années 1950, de grands pics de pollution ajoutés à des conditions météorologiques particulièrement défavorables ont été responsables à plusieurs reprises d’un surcroît de mortalité dans certaines villes industrielles. Ces épisodes étaient essentiellement liés aux émanations de vapeurs soufrées émanant des industries et des chauffages. Depuis, la meilleure maîtrise des rejets toxiques a rendu les conséquences de la pollution atmosphérique moins visibles dans les pays développés. Dans le même temps, la pollution automobile a pris le pas sur la pollution industrielle.


Le trafic automobile entraîne surtout des rejets d’oxydes d’azote (NO, NO2...), responsables de la formation d’ozone, de composés volatils (hydrocarbures) et de microparticules ou fumées noires (moteurs diesel), tandis que le dioxyde de soufre reste un polluant industriel.


Comme l’ozone, les oxydes d’azote et le dioxyde de soufre sont irritants et peuvent provoquer une altération de la fonction respiratoire et une exacerbation des symptômes chez les personnes ayant une maladie pulmonaire comme l’asthme, une bronchite chronique ou un emphysème. Des études menées aux Etats-Unis ont montré une corrélation entre les pics de pollution et les hospitalisations pour pneumonie ou grippe.


Une fonction pulmonaire altérée


L’école de santé publique d’Harvard a mené d’importantes études sur les populations de plusieurs villes américaines et canadiennes. L’étude dite des “six villes” indique que les enfants résidant dans les zones exposées aux taux les plus élevés de microparticules ont une fonction respiratoire moins bonne.


Ces altérations étaient toujours présentes après douze ans de suivi, laissant craindre une plus grande propension à développer une maladie respiratoire chronique, à l’âge adulte. Le risque de crises d’asthme, de bronchites et d’autres symptômes respiratoires était également plus important parmi les enfants résidant dans les zones où la pollution atmosphérique était élevée.


Dans une analyse plus récente, les auteurs ont observé une mortalité augmentée de 26 % dans les villes les plus polluées, ce qui correspondait à une diminution de deux ans de l’espérance de vie. Il est difficile toutefois d’affirmer que cette mortalité est due à la pollution, plutôt qu’à d’autres facteurs, liés notamment au travail ou au niveau de vie.


Pollution et asthme ?
Menée en Corée auprès de 8 000 enfants, une étude récente1 suggère que la pollution n’augmenterait pas seulement le risque de crises chez les patients asthmatiques, mais qu’elle pourrait également jouer un rôle dans le développement de l’asthme et d’autres manifestations allergiques.


Par rapport aux enfants vivant dans les zones les moins polluées, les jeunes habitants des quartiers les plus pollués étaient :


*Deux fois plus nombreux à souffrir d’un asthme, de conjonctivites ou d’eczéma ;
*Soumis à un risque de rhinite supérieur de plus de 50 %


La pollution n’augmenterait pas le risque d’allergie, mais stimulerait, peut-être par un effet irritant, la réponse des bronches et des autres muqueuses aux allergènes.


Il reste difficile de déterminer la substance responsable de ces effets, car les pollutions sont souvent concomitantes et les divers polluants peuvent associer leurs actions lorsqu’ils sont inhalés de manière simultanée. Ainsi, la présence de dioxyde d’azote accroît la baisse de la capacité respiratoire due à l'ozone et le dioxyde de soufre est d’autant plus irritant qu’il est inhalé avec des poussières ou des microparticules.


Un risque plus élevé d’infarctus ?


Outre leurs effets sur la respiration, dioxyde de soufre et microparticules pourraient augmenter le risque d’infarctus en favorisant la formation de caillots. Une étude récente2 menée par l’école de santé publique de Harvard indique ainsi que le risque d’infarctus du myocarde est plus élevé dans les heures qui suivent un pic de pollution par les microparticules.


Enfin, les polluants atmosphériques pénétrant profondément dans les voies aériennes, il est légitime de s’interroger sur les risques de cancer à long terme. C’est le cas, en particulier, pour les hydrocarbures volatils et les microparticules émises par les moteurs diesels et les activités industrielles, qui peuvent véhiculer à leur surface d’autres substances toxiques. Toutefois un tel risque est difficile à mettre en évidence, à cause de la présence de facteurs cancérigènes plus puissants, comme le tabagisme.


Dr Chantal Guéniot


IL FAUT REAGIR !


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lundi 30 juillet 2007

La pollution de l'air causerait au moins 6 500 décès par an en France


La pollution atmosphérique, liée pour près d'un tiers aux rejets polluants des voitures, serait responsable chaque année de la mort de 6 500 à 9 500 personnes en France, selon un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale (Afsse).





En effet, après huit mois de travail, les experts de l'Afsse ont calculé que de 6 à 11% des décès par cancer du poumon chez les plus de 30 ans seraient dus aux rejets de particules polluantes dans l'atmosphère, la classe d'âge la plus touchée étant celle des 60-69 ans.



Ils seraient donc entre 670 et 1 713 victimes par an, auxquels s'ajoutent ceux qui décèdent de maladies cardio-respiratoires, dont 7% seraient directement imputables à la pollution urbaine.
Dans la fourchette haute de cette estimation, 5% des décès de 30 ans seraient attribuables à cette pollution, soit 9.513 morts, et 3% dans la fourchette basse, soit 6.453 décès.



Notons qu'il exite des différences très nettes selon la géographie de la pollution qui s'accumule près des axes routiers et qui se disperse difficilement dans les fonds de vallée.


Cete étude s'est attachée à la pollution particulaire émise massivement par les véhicules diesel qui représentent en 2003 près de 68% des ventes selon l'ADEME.


Selon le rapport, la moitié des particules ultra fines "qui viennent se loger dans nos bronches sont recrachées par les voitures et les poids lourds".



Les auteurs du rapport estiment à 900.000 euros le coût de chaque décès lié à la pollution atmosphérique. "Les conséquences néfastes engendrées par le trafic automobile sont supérieures aux montants payés via les péages et la fiscalité sur les carburants", lit-on dans le rapport.

Les experts préconisent, selon Le Point, des mesures pour "diminuer l'exposition de la population" :
- notamment une taxe sur tous les véhicules en fonction de leur consommation énergétique et de leur taux d'émission de polluants.
- l'obligation pour les poids lourds diesel de s'équiper de filtres à particules, le développement des transports en commun et du ferroutage ou encore la limitation des voitures dans le centre-ville.


Ce travail "situe les enjeux en termes de santé publique, en proposant une estimation, à travers la littérature disponible, de l’impact sur la santé d’une exposition chronique aux particules fines présentes dans l’air dans 76 agglomérations urbaines françaises", indiquent les auteurs du rapport.

De son côté, le ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier a reconnu jeudi que la lutte contre la pollution de l'air n'avait "pas suffisamment pris en compte" le rejet des particules fines dues aux véhicules diesel .

Le gouvernement étudie actuellement, dans le cadre d'un Plan santé-environnement qui pourrait sortir fin juin, "plusieurs mesures" pour limiter les émissions de particules fines des moteurs. Il discute notamment d'une généralisation des filtres à particules, qui équipent actuellement les véhicules diesel haut de gamme, ou d'une "prime à la casse" des voitures les plus anciennes.


IL FAUT QUE ÇA S'ARRÊTE ! AIDEZ NOUS!

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dimanche 29 juillet 2007

CO2 et changement de température

A quoi les changements climatiques de la Terre sont-il dus ?



Le niveau de dioxyde de carbone dans l'atmosphère est étroitement lié à la température de la terre.
Concentration en dioxyde de carbone
Le dioxyde de carbone (CO2) est un "gaz à effet de serre". Il absorbe l'énergie solaire puis la libère dans l'atmosphère. Cet "effet de serre" maintient la Terre plus chaude qu'elle ne le serait en l'absence de ce processus.
Au cours des 425 000 dernières années, la concentration de CO2 s'est située entre 180 et 280 parties par million (ppm). Le monde était plus chaud lorsque la concentration était maximale. Les noyaux de glace de l'Antarctique qui ont apporté la preuve des températures passées contiennent également de minuscules bulles d'air emprisonnées lors de l'accumulation de neige. Ces bulles ont été analysées et on a pu établir les différentes concentrations de CO2 au fil du temps. Il existe une correspondance étroite entre la température moyenne de la planète et la concentration de CO2.




Les variations de la concentration de CO2 provoquent-elles des changements de température, ou bien est-ce l'inverse ? En fait, les deux sont vrais.
La principale raison de la baisse du niveau de CO2 atmosphérique lorsque les températures chutent est que les océans plus froids sont capable de dissoudre davantage de CO2. Il existe un échange constant de CO2 entre l'atmosphère et les océans. Le gaz est dissout et également libéré dans l'atmosphère. L'équilibre de ce processus dépend principalement de la température. Vous pouvez juger vous-même de cet effet. Ouvrez une bouteille d'eau gazeuse ou de soda. Versez-en dans deux verres. Placez un verre au réfrigérateur et laissez l'autre à température ambiante. Revenez une heure plus tard et buvez une gorgée de chaque verre. Le verre placé au réfrigérateur a conservé davantage de bulles. Les fluctuations du niveau de CO2 dans l'atmosphère font partie du cycle du carbone, processus complexe par lequel le carbone se déplace entre l'atmosphère, les organismes biologiques, la croûte terrestre et les océans.



Les baisses de la concentration en CO2 ne démarrent souvent qu'après le début d'une période de refroidissement. Ensuite, vers la fin d'un âge de glace, les concentrations peuvent rester basses pendant un certain temps en période de réchauffement. Ceci signifie que les variations de CO2 ne peuvent être la force à l'origine de ces importants changements climatiques. Pourtant, lorsque le climat se refroidit la concentration de CO2 chute et entraîne un effet de refroidissement supplémentaire. Lorsque le climat se réchauffe, une quantité supérieure de CO2 est libérée dans l'atmosphère, ce qui augmente davantage les températures à la surface de la terre. Ce phénomène est appelé "chaîne de réaction positive".




Au cours des 425 000 dernières années, des périodes froides ont coïncidé avec des périodes pendant lesquelles la concentration de CO2 dans l'atmosphère était inférieure. Lorsque l'atmosphère contient moins de CO2, l'effet de serre diminue et la planète se refroidit.
La ligne bleue et rouge indique les variations de la température moyenne sur la planète par comparaison avec la moyenne de la période 1961-1990. La ligne verte indique la concentration de CO2 dans l'atmosphère. (Observez particulièrement le côté droit du graphique).
Ce graphique présente quatre périodes au cours desquelles le monde a été plus froid qu'aujourd'hui. Elles sont séparées par de brèves périodes plus chaudes, comme celles dans laquelle nous nous trouvons actuellement.
Image établie à partir des données de NOAA.
Il semble qu'une autre chaîne de réaction positive se produise actuellement en Arctique. En été, la banquise qui flotte dans l'océan Arctique fond partiellement. Chaque hiver, la couverture de glace augmente. Au cours des dernières années, la glace a davantage reculé en été, et a moins augmenté en hiver. Ce processus tend à se renforcer. Voici comment : la glace reflète beaucoup la lumière du soleil. L'eau est beaucoup moins réfléchissante et absorbe davantage l'énergie du soleil. Lorsque la quantité d'eau libre augmente, une quantité supérieure d'énergie solaire est absorbée. La température de l'eau augmente. Ceci provoque une fonte plus importante, qui entraîne davantage d'eau libre, etc...
Explications complémentaires sur les changements climatiques
Il existe une relation claire entre les concentrations de CO2 atmosphérique et la température globale. Mais ce fait ne nous dit pas quel phénomène est à l'origine des importants changements climatiques que nous avons observés. L'explication peut être liée au mouvement de la Terre et du Soleil.

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jeudi 26 juillet 2007

Les causes du rechauffement climatique en images !



DEREGLEMENT CLIMATIQUE : LE TEMPS N'EN FAIT QU'A SA TÊTE





Chaque année le trou dans
la couche d'ozone s'agrandit.
sans cette protection naturelle,
la vie sur terre serait impossible
.








Canicule à l'est, tempêtes au nord, incendies
au sud, inondations...
La terre se réchauffe et la metéo s'affole.




MIEUX QUE DES MOTS DES IMAGES






Oklahona. Les pluies diluviennes
gonflent les fleuves et plongent
les villes sous les eaux.








Californie. Les fortes températures
déclenchent des feux de forêts que
les vents se chargent d'attiser.







Montée des eaux. Selon de nombreux
rapports, la fonte des glaces entrainerait
une élévation du niveau de la mer
de 18 à 59 cm à l'avenir.







Les mondes engloutis.
Les habitants du Tuvalu(Nouvelle-Zélande)
vont devoir quitter
leur atoll qui s'enfonce
inexorablement dans la mer.







Pakistan. Les intempéries détruisent les
infrastructures, compliquant le travail des secours.








Inde . Des pays où il pleut en un jour ce qui pleut en un mois…
Tous sont dépassés.




Italie. Températures excessives : Les personnes âgées comptent parmi les premières victimes.








Fonte des glaces. En avril 2004 et en avril 2006 les glaciers du Groenland ont fondus 2 fois plus vite que les années précédentes.






Zurich. (Suisse) Le 21 juin les conducteurs ont dus emprunter des routes inondées.
De quoi noyer son moteur !









Palerme.(Italie) Pendant ce temps le 25 juin, le mercure
dépassait les 40°, déclanchant
des alertes à la pollution.








Bentley. (Angleterre) La grande Bretagne est frappée par des inondations sans précédant et les sauveteurs travaillent 24 heures sur 24.







Bruzaholm. (Suède) Le 27 juin, des pluies déluviennes
s’abattent sur la région. Des torrents d’eau et de boue emportent tout sur leurs passages.




LA TERRE EST EN DANGER AIDEZ NOUS !

Les mécanismes de l'effet de serre !

Alors que la majorité de l'énergie solaire incidente est véhiculée dans les longueurs d'ondes visibles, la Terre émet essentiellement dans l'infrarouge. C'est ce rayonnement qui est absorbé par certains gaz de l'atmosphère, dit gaz à effet de serre. Une partie de cette énergie absorbée par l'atmosphère est renvoyée vers la surface de la Terre, ce qui augmente ainsi sa température.


Peut-on faire l'analogie avec une serre ?..
Le terme d'effet de serre est employé par analogie avec ce qui se passe dans les serres des agriculteurs. L'atmosphère piège les infrarouges thermiques rayonnés par le sol de la même façon qu'une plaque de verre piège le rayonnement infrarouge émis par le sol et les plantes, augmentant ainsi la température du sol.
Malheureusement, l'analogie est trompeuse. Dans une serre, le réchauffement s'explique essentiellement par l'absence de convection (l'air chaud ne peut sortir) et non par l'absorption des radiations infrarouges.
En 1909, Robert Williams Wood (1868-1955) construisit deux serres similaires, l'une avec des plaques de verre (transparent au visible et opaque aux infrarouges), l'autre avec des plaques en sel gemme (transparent au visible et aux infrarouges). Dans les deux cas, l'air ne peut sortir.La température dans les deux serres augmenta de la même façon, démontrant ainsi que cet effet thermique s'explique essentiellement par l'absence d'advection. On estime que cet effet thermique est environ quatre fois plus importante que l'absorption du rayonnement infrarouge par le verre.

L'analogie avec une couverture ?

Une atmosphère contenant des gaz à effet de serre absorbe la partie infrarouge du spectre d'émission de la planète. La température de surface de la planète augmente alors jusqu'à ce que la quantité d'énergie qui s'échappe vers l'espace devienne égale à celle reçue par le Soleil. On atteint alors la température d'équilibre.Prenons l'exemple du campeur autour d'un feu. S'il veut avoir plus chaud que ce que le feu peut lui permettre, le campeur se recouvre d'une couverture. L'atmosphère d'une planète produit le même effet que la couverture autour du campeur. Mais l'atmosphère diffère de la couverture par le fait qu'elle permet au rayonnement solaire visible d'arriver à la surface de la planète et absorbe le rayonnement infrarouge émis par la surface planètaire. De plus, dans le cas de la couverture, la chaleur est produite par le corps, et il n'y a pas équilibre thermique avec l'extérieur (puisque le corps produit de la chaleur pour se maintenir à une certaine température, pas pour s'équilibrer avec l'extérieur)

Modéliser l'effet de serre pour une atmosphère peu épaisse(cas de Mars et de la Terre)










La majeure partie de l'énergie rayonnée par le Soleil se situe dans des longueurs d'onde auxquelles l'atmosphère est transparente (c'est-à-dire entre 0,2 et 0,5 micromètres.( Appliquette Corps noir)

Au contraire, une planète rayonne principalement dans les longueurs d'onde de l'infrarouge, entre 4 et 12 micromètres. Ces longueurs d'onde sont fortement absorbées par les gaz à effet de serre de l'atmosphère.( Appliquette Rayonnements et atmosphère)

Voir aussi dossier

Planet-Terre : Propriétés radiatives des gaz à effet de serre..


Lorsqu'une molécule de gaz absorbe un photon infrarouge, elle le réémet rapidement. Le point fondamental est que cette réémission se fait dans une direction ALEATOIRE. Ainsi, si on suppose que l'atmosphère est suffisamment mince (c'est-à-dire que le photon réémis ne va pas être à nouveau absorbé par une autre molécule de gaz), alors environ la moitié du rayonnement infrarouge émis par la surface de la planète repart dans l'espace (la part réémise par l'atmosphère vers le haut), tandis que l'autre moitié retourne à la surface (la part réémise par l'atmosphère vers le bas).



C'est le modèle de l'effet de serre à une couche. Dans ce modèle, la puissance totale reçue par la surface de la planète est égale à deux fois celle reçue du Soleil en haut de l'atmosphère. La puissance rayonnée par le sol est donc multipliée par 2 par rapport au cas "sans atmosphère.
Or la puissance rayonnée par le sol à la température T1 (cas sans atmosphère) vaut s * (T1)4 (loi de Stéfan, 1879). On en déduit que la puissance rayonnée par le sol à la température T2 (cas avec atmosphère) vaut s * (T2)4 = 2 * s * (T1)4.D'où la température avec atmosphère T2 vaut T1 * (racine quatrième de 2), soit T2= T1 *1.2. La température de la planète augmente donc de 20% par rapport à la même planète sans atmosphère. Le modèle à une couche est valable pour des atmosphères minces comme celles de Mars, ou même de la Terre, mais qu'en est-il pour Vénus dont l'atmosphère est très épaisse ?


Modéliser l'effet de serre pour une atmosphère épaisse(cas de Vénus)
L'atmosphère planétaire peut être si dense que les photons infrarouges provenant de la surface sont absorbés puis réémis de nombreuses fois par l'atmosphère avant de s'échapper vers l'espace. Comment modéliser cet effet ?
On peut considérer qu'il est nécessaire d'ajouter une seconde couche de gaz par dessus la première (sachant le modèle à une couche ne peut être "épaissie"' pour prendre en compte la présence de plus de gaz). Cette couche additionnelle absorbe le rayonnement infrarouge issu de la première couche, et l'émet à son tour dans toutes les directions, soit pour moitié vers l'espace et pour moitié vers le bas.
On peut empiler encore plus de couches absorbantes (des couches de gaz complètement absorbantes sont des couches de type corps noir). Il s'ensuit qu'avec N couches empilées, la puissance totale qui arrive au sol (incidente) est égale à (N+1) fois la puissance qui arriverait sans atmosphère.


Le pouvoir d'effet de serre (Greenhouse Stenght) de l'appliquette Effet de serre est égal à ce facteur (N+1).Si on sélectionne le bouton Venus dans cette appliquette, on constate que le pouvoir de l'effet de serre de l'atmosphère vénusienne est de 121, ce qui signifie qu'il faut 120 couches totalement absorbantes pour modéliser l'effet de serre de l'atmosphère de Vénus.



Limites de la modélisation par emplillement de couches atmosphériques absorbantes



Malheureusement, la modélisation par empilement de couches noires a un inconvénient majeur : elle conduit à l'emballement de l'effet de serre.
Comme la puissance incidente totale est égale à (N+1) fois la puissance reçue du Soleil, ce modèle multi-couches prédit que, pour une atmosphère suffisamment épaisse (N grand), la planète pourrait devenir plus chaude que le Soleil.
Le modèle n'est alors plus valable; Il faut alors considérer que les propriétés optiques et radiatives des gaz changent lorsqu'on se rapproche d'une telle température.

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Quelques chiffres plutôt effrayants !

-Un habitant de pays développé rejette 5 tonnes de CO2 par an.
-Un habitant de pays en développement rejette 400 kg de CO2 par an.
-74 % de la population humaine ( soit 4 milliards 440 millions de personnes )pourrait être engloutie par les océans si on ne réagit pas assez vite !
-La température a déjà augmenté de 0.5 °C en un siècle.
-Si on ne fait rien la température augmentera de 5°C d'ici un siècle.
-En 150 ans la quantité de CO2 à augmenté de 50 % dans l'atmosphère.
-Dans 100 ans il n'y aura plus de glace au pôle nord.
-On estime à plus de 3 milliards de tonnes de CO2 les rejets annuels dans l'atmosphère.
-Les États-Unis déversent par an 10 fois plus de gaz à effet de serre que l'Afrique mais refuse tout de même de signer le protocole de Kyoto.
-Une montée d'un mètre seulement du niveau des océans risquerait d'inonder un demi-million de kilomètres de côtes dans le monde entier.

Aidez nous à stopper la croissance de ces chiffres INQUIETANTS !

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Les indicateurs de gaz à effet de serre !

La mise en œuvre des dispositions relatives au protocole de Kyoto comporte notamment au plan de l'Union européenne l'application des modalités prévues au titre de la décision n° 280/2004/CE dans le cadre du mécanisme pour surveiller les émissions de gaz à effet de serre. La décision N° 2005/166/CE du 10 février 2005 fixe ces modalités . Parmi elle s figurent la communication par les Etats membres des informations relatives aux indicateurs d'émissions de gaz à effet de serre .

Ces textes définissent :

· des indicateurs reflétant l'évolution observée antérieurement à l'année n-2. ces indicateurs sont décomposés en plusieurs catégories désignées par les appellations : « indicateurs prioritaires », « indicateurs prioritaires supplémentaires, « indicateurs complémentaires » .

· des indicateurs destinés à suivre et évaluer les progrès accomplis en ce qui concerne les politiques et mesures prises par les autorités. Cette catégorie d'indicateurs désignée « indicateurs de projection » fournit des informations pour les horizons 2005,2010,2015, et 2020.
Pourquoi des indicateurs de gaz à effet de serre ?

La Commission européenne et les états membres ont mis en place les indicateurs d'émissions de gaz à effet de serre dans le but de disposer d'informations permettant le suivi des progrès dans la relève du défi climatique et plus particulièrement l'effort de limitation ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre . Ce dernier fait par ailleurs l'objet du " burdensharing agrement" au sein de l'UE-15 et de programmes nationaux décrivant les politiques et mesures envisagées .

Ces indicateurs proposent donc d'une part des indicateurs reflétant l'évolution passée et cherchant à mettre en évidence les fondamentaux expliquant les évolutions constatées et, d'autre part, des indicateurs traduisant les trajectoires escomptées à l'horizon 2020, avec mesures existantes et mesures supplémentaires .

Quels sont ces indicateurs ?

Les indicateurs définis au niveau européen sont au nombre de 38 et s'intéressent à différents secteurs : l'industrie [En savoir plus] et les transports [En savoir plus] sont majoritaires .
On en trouve également pour l'énergie [En savoir plus] , les ménages [En savoir plus] , les services [En savoir plus] , l'agriculture [En savoir plus] et les déchets [En savoir plus] .

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mercredi 25 juillet 2007

Réchauffement : le CO2 en cause

Une étude confirme l’impact essentiel du gaz carbonique dans le réchauffement climatique.

BBC News (en anglais) fait état d’une étude publiée par la revue Science, qui a permis de mesurer le niveau de CO2 au cours des 650.000 dernières années.

L’étude a été menée dans le cadre d’un projet européen au point nommé "Dome Concorde", dans l’Antarctique. Les scientifiques ont foré la glace sur une profondeur de 3.270 mètres et mesuré les niveaux de CO2 à différentes périodes grâce aux bulles de gaz piégé dans la glace.

On savait que des variations climatiques (glaciation / réchauffement) avaient eu lieu, suivant des cycles d’environ 100.000 ans et que, au cours des 4 derniers cycles, il y avait eu une corrélation nette avec les niveaux de CO2. Mais on savait aussi qu’un changement était intervenu il y a environ 420.000 ans. Auparavant, le contraste entre périodes chaudes et périodes froides était relativement peu marqué et ne l’était devenu qu’alors.

En analysant les "carottes" remontant à cette ère précédente (650.000 - 420.000), les scientifiques se sont aperçu que, à ce moment-là déjà, la corrélation était étroite entre niveau de CO2 et réchauffement. Ils en concluent que c’est bien là un facteur très important.

Or, le niveau actuel de CO2 est 30% plus élevé que jamais depuis 650.000 ans (et le niveau de méthane 130% plus élevé).

Une autre étude (publiée dans la même revue) établit par ailleurs que le niveau moyen des mers croît actuellement deux fois plus vite (environ 2mm par an) que lors des siècles précédents. Suivant les projections, l’élévation du niveau des mers pourrait atteindre jusqu’à 88 cm au cours du présent siècle.

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Les chiffres clés du réchauffement climatique : Les causes (2/4)

Les combustions d’énergies fossiles sont les principaux responsables des émissions de CO2


Ces énergies fossiles, en plus de réchauffer l’atmosphère en échange de l’énergie qu’elles produisent, ne sont pas renouvelables. Ainsi le pétrole connaîtra un jour ou l’autre une pénurie ; en effet, les réserves ont cessé d’augmenter depuis 1990 au moins (+0,1%) alors que la consommation, elle, continue de croître inexorablement (+30%) (source : DGEMP, Ministère de l'Economie et des finances, 2004)


Répartition des émissions de CO2 mondiales en 2000






Les émissions dues au transport et au résidentiel / tertiaire connaissent la croissance la plus forte dans les pays industrialisés


Les transports ne représentent pas la plus grosse émission de CO2 (21% du CO2 mondial). La production d’énergie en représente 32% (électricité,…) et l’industrie 24% (source : IEA+GIEC 2000). Néanmoins, c’est le secteur, avec le résidentiel / tertiaire, qui représente la croissance la plus inquiétante car même des pays industrialisés comme la France qui ont réussi à stabiliser voire diminuer leurs émissions au global, continuent à voir les émissions dues au transport augmenter de façon importante.


Evolution des émissions de GES en France entre 1990 et 2004




L’élevage responsable de 18% des émissions de GES


Le dernier rapport de la FAO place l’élevage en tête des secteurs émetteurs de gaz à effet si on prend en compte les émissions de toute la filière : depuis la production fourragère (qui comprend la production d'engrais chimiques et la déforestation pour la conversion en pâturages et en cultures fourragères, et la dégradation des pâturages), la production animale (y compris la fermentation entérique et les émissions d'hémioxyde d'azote du fumier) aux émissions de dioxyde de carbone durant la transformation et le transport de produits animaux.
La production mondiale de viande devrait plus que doubler, passant de 229 millions de tonnes en 1999/2001 à 465 millions de tonnes en 2050, tandis que celle de lait devrait grimper de 580 à 1 043 millions de tonnes


L’élevage responsable de 18% des émissions de GES
Le dernier rapport de la FAO place l’élevage en tête des secteurs émetteurs de gaz à effet si on prend en compte les émissions de toute la filière : depuis la production fourragère (qui comprend la production d'engrais chimiques et la déforestation pour la conversion en pâturages et en cultures fourragères, et la dégradation des pâturages), la production animale (y compris la fermentation entérique et les émissions d'hémioxyde d'azote du fumier) aux émissions de dioxyde de carbone durant la transformation et le transport de produits animaux.
La production mondiale de viande devrait plus que doubler, passant de 229 millions de tonnes en 1999/2001 à 465 millions de tonnes en 2050, tandis que celle de lait devrait grimper de 580 à 1 043 millions de tonnes

La déforestation joue en faveur des GES

Les forêts absorbent une part non négligeable du CO2 de l’atmosphère via la photosynthèse. On estime les changements d’usage des sols (ou la déforestation) responsables de 14% des émissions de CO2 (source : IEA+GIEC 2000). Dans un article publié dans l'édition du Monde du 15 mars, Gaëlle Dupont explique que "la déforestation de la planète continue à un rythme alarmant: 13 millions d'hectares (l'équivalent de la superficie de la Grèce ) sont détruits chaque année. De 1990 à 2005, le monde a perdu 3 % de son couvert forestier (-0,2 % par an). Les forêts tropicales sont les principales victimes de la déforestation : 20 % des forêts tropicales ont disparu entre 1960 et 1990 (source: "Rapport sur le commerce mondial 2006" - OMC)
Autre puit de carbone, les océans : les gaz se dissolvent à la surface de l’océan et sont stockés dans les couches profondes et plus fraîches. L’océan Austral est l’un des plus grands réservoirs absorbant jusqu’à 15% des émissions de CO2. Seulement une étude indique notamment que le puits de carbone de l'océan Austral est arrivé à saturation et ne pourra pas absorber l'excès de CO2 émis dans l'atmosphère .

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mardi 24 juillet 2007

C'est parti, il faut payer la surtaxe CO2

La surtaxe CO2, qui vient s'ajouter au coût d'obtention de la carte grise d'une voiture neuve, est entrée dans sa période d'application au 1er juillet. Il faut la payer !

On l'attendait au 1er janvier, mais il y a du retard à l'allumage. Elle a donc été décalée de 6 mois, et après le premier week-end de l'été, les premiers automobilistes assujettis ont payé leur taxe hier 3 juillet. Qui donc doit payer cette taxe, les automobilistes qui achètent une voiture neuve dont les émissions de CO2 sont supérieures à 200 g/km. Le CO2, le dioxide de carbone, qui est largement reconnu comme le gaz à effet de serre qui a la plus grosse responsabilité dans le réchauffement climatique. Pour le combattre, les automobilistes doivent choisir des autos qui émettent le moins possible de CO2. Mais c'est heureusement une chose qu'ils sont déjà nombreux à faire (il faut donc faire plus), puisque d'après les statistiques établies par l'ADEME, les voitures émettant plus de 200 g/km de CO2 ne représentent que 7,70 % du marché. Et pour savoir si la voiture dont on rêve exige une surtaxe, c'est la base de données de l'ADEME qui fait foi. A ce jour, le trio de voitures les plus polluantes est constitué de la Maserati MC12 (photo), de la Ferrari Superamerica, et de la Bentley Arnage. L'immatriculation de ces 3 autos requiert une surtaxe de, respectivement, 1280 €, 1096 €, 1080 € (en sus du coût de la carte grise). Le calcul est le suivant.



Les 200 premiers grammes sont gratuits, et le gramme de CO2 entre 200 et 250 g/km est taxé à 2 €, tandis que le gramme de CO2 au-delà de 250 g/km est taxé à 4 €. Pour prendre le mauvais exemple (mais une belle voiture quand même) de la Maserati ci-dessus, cette auto rejette en moyenne 545 g/km de CO2. Ce qui lui fait 50 grammes à 2 € (100 €) additionné de 295 g à 4 € (1180 €). Soit un total de 1280 €, ce qui n'est probablement pas très contraignant pour celui qui a les moyens de s'offrir pareille monture. De l'autre côté de l'échelle, les 3 voitures qui émettent le moins de C02 (et qui ne sont donc soumises à aucune surtaxe, mais pas de bonus pour autant, comme ce fut un temps envisagé) sont dans l'ordre, la Smart Fortwo diesel (90 g/km, photo), la Toyota Prius hybride essence (104 g/km) et la Citroën C2 diesel HDI (107 g/km).Rappellons sur ce sujet que la mention des émissions de CO2 d'une voiture sont désormais obligatoires sur tous les lieux de vente, et ajoutons que cette nouvelle taxe est concerne aussi les voitures d'occasion. Il faudra la payer à chaque changement de propriétaire, mais uniquement pour les voitures dont les émissions de CO2 sont mentionnées sur la carte grise, et qui figurent dans la base de données de l'ADEME. Ce ne sont alors que les voitures immatriculées après le 01/01/2004 qui sont concernées.



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Le biodiesel serait contraint à ralentir

On y croit et on l'attend, le biodiesel peut répondre à la demande toujours croissante de gazole en Europe. Mais pourtant, la croissance de ce biocarburant pourrait s'étouffer.




La production de biodiesel en Europe s'est accru de 30/35 % en 2002/2004, puis de 65 % en 2005, et encore de 54 % en 2006. C'est mieux qu'une Start-up d'Internet, mais malheureusement, cette forte croissance pourrait se ralentir. Et même se figer si les premières craintes sur l'état du marché en 2007 se confirment. C'est un drame car la production est en hausse, et qu'elle le sera aussi en 2008. C'est du côté de la demande que cela patine. Est-il besoin de rappeler qu'il n'y a toujours aucune station pour commercialiser du biodiesel en France ? Et pas non plus en Italie, ni en Espagne ? On a fait le choix de l'incorporation, c'est-à-dire qu'il n'y a pas besoin de vendre du biodiesel dans les stations service, puisqu'il y a du biodiesel en petite quantité dans n'importe quel gazole. Voilà le discours officiel, mais la réalité est assez différente. On en trouve encore souvent du gazole 100 % pétrole. La vente de gazole est un gros business, et si la demande de gazole est inférieure à la production en Europe, il y a des personnes que cette situation arrange. Avec 4.9 millions de tonnes de biodiesel produites en 2006 (743 000 tonnes en France), il n'y a pas de quoi combler le déficit, mais c'est un objectif possible à 10 ans, à condition qu'on se donne les moyens d'y parvenir.






L'Europe compte aujourd'hui 185 usines de production de biodiesel en activité, et 58 autres sont en construction. Mais pour absorber cette production en hausse partout en Europe, il faudrait, pour les pays les plus en retard, interdire la vente de gazole non coupé avec un minimum de biodiesel, et pour les pays les plus avancés, modifier la norme qualitative qui limite à 5 % la proportion de biodiesel dans le gazole. Problème, il y a des constructeurs qui font de la résistance. C'est assez étonnant de voir que pendant que PSA explique que tous ses diesels HDI acceptent depuis 2006 jusqu'à 30 % de biodiesel, un prestigieux constructeur allemand met en garde contre l'emploi de 10 % de ce même biodiesel. Au moment où les constructeurs germains sont en conflit ouvert avec Bruxelles pour réduire les émissions de CO2 de leurs autos, on comprend mal ce discours, même si les nouvelles technologies de dépollution, comme Bluetec, sont particulièrement sensibles à la qualité du carburant.



Comme si cela ne suffisait pas, en sus des pétroliers qui ont avantage à importer du gazole non européen, et des constructeurs réticents aux carburants agricoles, la filière biodiesel européenne a un troisième ennemi inattendu : les agriculteurs américains. On produit aussi du biodiesel aux USA, et les producteurs reçoivent une subvention à l'exportation de leur gouvernement s'ils vendent ce biodiesel en Europe ! Résultat, le transport ne coûtant presque rien, le biodiesel américain est nettement moins cher que le biodiesel européen. Alors que l'Europe a su dire non à l'éthanol brésilien pour se doter de sa propre filière de production, ce serait la moindre des choses qu'elle fasse de même avec le biodiesel américain. Mais dans combien de temps ? La filière ne peut attendre. On a investit de grosses sommes pour construire des usines, ce serait catastrophique pour la suite des opérations si la rentabilité de ces investissements venait à chuter.


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Sarkozy et Brown pour la TVA écolo

C'est par une déclaration commune que Nicolas Sarkozy et Gordon Brown, premier ministre britanique, ont appelé à l'instauration d'un taux de TVA réduit pour les produits propres.




Gordon Brown s'est montré global : « Les consommateurs doivent être encouragés à acheter des produits propres, bons pour l'environnement... qui ne nuisent pas à l'environnement. Nous avons donc proposé de réduire le taux de TVA sur les produits propres, qu'il s'agisse de réfrigérateurs ou d'autres produits qui pourraient être moins nocifs pour l'environnement » ; Nicolas Sarkozy a été plus explicite en prenant l'exemple de l'automobile : « Il est quand même anormal qu'une voiture qui pollue coûte moins cher qu'une voiture qui ne pollue pas ». Sur le principe, nous sommes probablement tous en faveur de l'idée, mais il reste à en définir le champ et les conditions d'application. Qu'est qu'une voiture propre ? La mairie de Paris a soutenu il y a peu le lancement d'une entreprise d'auto-partage de voitures propres, il s'agit de Peugeot 1007 HDI dénuées de filtre à particules. Nous espérons que les fonctionnaires qui travailleront à la définition de la voiture propre seront plus restrictifs, en sachant que leur définition ne pourra être fixe. Car comme on s'en est rendu compte plusieurs fois, ce qu'on croyait non polluant hier, s'est révélé l'être aujourd'hui. Ou peut-on faire une définition flottante ?



En 2007, une voiture propre stricto sensu est une voiture électrique (sur batteries ou pile à combustible), alors qu'une voiture propre définie avec pragmatisme serait une auto qui rejette moins de 120 g/km de CO2, et qui respecte la norme anti-pollution EURO-5 attendue en 2009. En définition flottante, cela ferait qu'une voiture propre est une auto dont les émissions de CO2 sont inférieures à celles du dixième des autos qui en rejettent le moins dans les immatriculations de voitures neuves de l'année précedente, tout en respectant les normes anti-pollution attendues dans les 2 ans. C'est peut-être un peu compliqué comme définition, et on devine de longues négociations à Bruxelles. Car la France n'a plus pouvoir en ce domaine, c'est l'Europe qui est seule compétente pour définir tout ce qui est relatif à la TVA. Et pas quelques fonctionnaires inconnus, mais les 27 états membres réunis ensemble pour prendre une décision collégiale. Cette procédure lourde a permis d'éviter le cadeau fiscal que l'ancien président français voulait faire aux restaurateurs avec une TVA réduite, nous espérons qu'elle permettra une révision du système actuel pour les produits verts. Même si en ouvrant ce dossier, on ouvre une incroyable boite de Pandore. Car il n'y a pas que les voitures et les réfrigérateurs, il y a aussi... La lessive ou la nourriture, un produit bio doit être moins taxé qu'un produit qui ne l'est pas, jusqu'à... L'électricité. Celle d'une éolienne doit être plus faiblement taxée que celle d'une centrale nucléaire qui nous laisse des déchets ultra-dangereux pour plusieurs milliers d'années. On n'a pas fini d'en parler, de la TVA écolo.

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vendredi 20 juillet 2007

Mieux consommer, économisons l'énergie !

MIEUX CONSOMMER :
ÉCONOMISONS L’ÉNERGIE
ET LE CO2 !
Nos modes de vie et de consommation
influent sur les émissions de CO2. En cause :
nos logements, nos véhicules et nos habitudes
de consommation. Pour limiter l’impact
sur le réchauffement climatique, deux grands
axes se dessinent : faire des économies d’énergie
et de carbone. Explications.



Les émissions globales de CO2
proviennent pour plus de la moitié
des secteurs du résidentiel tertiaire
et des transports. Et cette
part est en augmentation… Sans
modifier pour autant totalement
nos modes de vies, les économies
d’énergie réalisées dans nos logements
pourraient progresser de
20 % d’ici 2020. Comment faire ?
Tout d’abord minimiser les déperditions
d’énergie en améliorant
l’isolation de nos résidences. Puis adopter des gestes
quotidiens bénéfiques pour la
planète. Sans limiter
notre confort, il est d’ores et
déjà possible de réduire de 10 %
notre consommation d’énergie.

LES ÉCONOMIES DE CO2,
UN DÉFI POUR L’AVENIR

Les économies d’énergie sont
indispensables. Mais insuffisantes
pour lutter efficacement contre
le réchauffement climatique. Le
moyen la plus efficace ? La chasse
au CO2. Aujourd’hui, la consommation
en énergie de nos résidences
principales, pour le chauffage
ou l’eau chaude essentiellement,
provient encore à 57 % du gaz, du
fioul et du charbon. Autant d’énergies
qui émettent un fort taux de
CO2 et renforcent ainsi l’effet de
serre. Chaque foyer peut “décarboner
son énergie” et mener une
action significative contre le
réchauffement climatique.

DE NOUVEAUX
ÉQUIPEMENTS POUR
NOS MAISONS
Comment ? En faisant le choix de
l’électricité, dont 90 % de la production
n’émet pas de CO2. Et en
intégrant de nouveaux équipements
dans nos maisons, comme les pompes
à chaleur, les panneaux solaires
thermiques qui produisent de l’énergie
et ne rejettent pas de CO2, ou
les appareils de chauffage au bois.
Une évolution capitale pour l’avenir
de nos logements et le respect
de l’environnement.

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mercredi 18 juillet 2007

Taxer les voitures sur la pollution plutôt qu'à l'enregistrement

Les députés souhaitent une structure uniforme à l'échelle de l'UE de la taxation des voitures particulières. Un rapport de consultation, adopté ce jour préconise, en remplacement des taxes d'immatriculation, la mise en place de taxes de circulation annuelles liées au niveau de pollution émis par le véhicule.

La taxe d'immatriculation (TI) sur les voitures particulières est de niveau très différent selon les Etats membres (pouvant aller de 1 à 180 % du prix hors taxe). La Commission y perçoit une distorsion du marché intérieur, par ailleurs source de complexités administratives. La proposition de la Commission prévoit ainsi une suppression progressive de la TI sur une période de dix ans, afin d'éviter d'imposer une charge fiscale excessive aux particuliers détenteurs d'une voiture qui ont acquitté une taxe d'immatriculation élevée et qui devraient, en plus, payer une taxe annuelle de circulation (TAC) majorée ainsi que des taxes sur des carburants.
L'application progressive de cette mesure serait assortie de dispositions protégeant les propriétaires de voitures contre toute dépréciation subite de leur valeur. Les États membres qui perçoivent des taxes d'immatriculation élevées pourraient mettre la période transitoire à profit pour apporter les modifications structurelles nécessaires à leur système de taxation des voitures particulières.

La proposition prévoit en outre la mise en place d'un système de remboursement de la TI : selon ce système, les États membres seraient tenus de rembourser une partie de la taxe d'immatriculation perçue sur toute voiture particulière ensuite exportée ou transférée en vue de son utilisation permanente dans un autre État membre, et ce afin de lutter contre la double-imposition qui existe actuellement. Enfin, l'assiette de la TI et de la TAC devrait être restructurée en vue de la lier totalement ou partiellement aux émissions de CO2.

En approuvant le rapport de Karin RIIS-JORGENSEN (ADLE, DK) par 385 voix pour,139 contre et 109 abstentions, le Parlement soutient l'approche de la Commission, mais propose d'aller plus loin sur le plan environnemental, en établissant un lien entre le niveau de la taxe, l'efficacité énergétique et le niveau de pollution du véhicule. Des incitations fiscales pourraient prendre la forme d'une différenciation des taxes selon la base des polluants émis comme le dioxyde de carbone.

Afin d'éviter que la suppression de la TI et le passage à une taxe de circulation annuelle ne conduise à des coûts excessifs, le rapport insiste également sur le fait que la proposition doit être totalement neutre sur le plan budgétaire.

Enfin, les députés soulignent que dans la présente directive "rien ne fait obstacle" au droit des Etats membres à exonérer de taxes de circulation les véhicules vieux d'au moins 20 ans.

Comme toutes les questions relevant de la fiscalité, le Parlement n'a qu'un rôle consultatif et la décision finale sera prise par le Conseil à l'unanimité.

Si vous souhaitez vous aussi bénéficier de cela, préparez vous déjà maintenant en polluant moins. Non seulement vous polluerez moins mais en plus, vous ferez des économies de carburant et donc double jackpot !!!

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Le CO2 et le réchauffement climatique

Vous avez conscience de l'avenir incertain de notre planète et donc indirectement de nos enfants !Comme cela a été présenté sur notre site Internet, notre équipe s'est construite autour d'une réflexion commune : comment améliorer notre qualité de vie ?
Nous avons donc décidé de transmettre un maximum d'informations aux personnes qui ont décidé de nous rejoindre de façon à encourager une prise de conscience générale. Nous espérons que ces articles vous aideront à prendre conscience de la gravité de la situation et que nous pourrons vous ouvrir les yeux sur ce qui peut être fait à notre échelle.

Nous vous souhaitons bonne lecture...

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Les enjeux sont bien sûr directement liés aux risques de changement climatique qu ’entraînent les émissions de CO2.Selon un premier constat, la température globale au sol a augmenté depuis le début de l’ère industrielle de 0,6 à 0,9 degré. En même temps, on observe une augmentation de la teneur en gaz à effet de serre dans l ’atmosphère et notamment en CO2, dont la teneur est passée de 280 à 360 ppm aujourd’hui. La plupart des experts établissent une corrélation entre ces deux phénomènes. Compte tenu de la progression de la demande en énergie, en l ’absence de toutes mesures, cette valeur continuerait à
monter régulièrement, en entraînant une élévation de température , qui pourrait atteindre selon les scénarios établis par le Groupement International d ’Étude du Changement Climatique de 2 à 6°C d’ici la fin du siècle. Pour que la teneur en CO2 dans l ’atmosphère se stabilise à 550 ppm, il faudrait que les émissions en CO2 passent par un maximum d ’ici 2004.

Répartition par secteur des émissions de CO dans le monde







Ce diagramme montre comment les émissions de CO2 se répartissent entre différents secteurs de consommation. On constate que les émissions proviennent surtout du secteur de production électrique des
transports et dans une moindre mesure de l ’industrie. Il est intéressant de noter que production d ’électricité et le transport sont les deux secteurs pour lesquels la demande en énergie progresse le plus
rapidement et ce sont donc ceux qui demandent les efforts les plus importants.

Pour plus d'informations :
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