mercredi 3 octobre 2007

Le Grenelle de l'environnement veut révolutionner la vie des Français


Introduction au Grenelle de l'Environnement par FNE





Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet , le 27 septembre 2007 à Paris.Le Grenelle de l'environnement a franchi une première étape jeudi avec la présentation de centaines de mesures, dont certaines pourraient changer la vie des Français : réduction de la vitesse sur routes, éco-pastille pour les voitures, logements auto-suffisants en énergie ou menus bio pour les cantines. Evènement


Les transports --un quart des émissions de gaz à effet de serre en France-- sont particulièrement visés, à ce stade de la vaste table ronde environnementale voulue par le président Sarkozy.


Si les propositions du Grenelle sont suivies par le gouvernement, les automobilistes devront lever le pied et réduire leur vitesse de 10 km/h sur toutes les routes hors agglomération. Réduire les gaz entraîne automatiquement une baisse de consommation de carburant et des émissions de CO2, principal gaz responsable du réchauffement climatique.


"Il s'agit d'aller vers une société sobre en énergie et en ressources", a indiqué le climatologue Jean Jouzel. "Même si on parvient à diviser par deux d'ici 2050 les émissions de gaz à effet de serre, on aura probablement 2 degrés de plus que le climat actuel", a t-il rappelé.


L'habitat "passoire" doit disparaître: les logements neufs devront être autosuffisants en énergie en 2020. Les "éco-quartiers", lancés en Allemagne ou en Angleterre, doivent gagner la France.


Pour encourager l'achat des voitures propres, une "éco-pastille" annuelle est préconisée sous la forme de bonus-malus. Les grosses berlines, monospaces et 4X4 qui émettent plus de 140 grammes de CO2/km seraient pénalisées, soit environ la moitié des ventes de véhicules neufs en France. A l'inverse, les propriétaires de voitures moins émettrices toucheraient un bonus.


L'idée d'une taxe kilométrique pour les poids-lourds n'a en revanche pas fait l'objet d'un consensus.


Réduction de vitesse et bonus malus avaient déjà été proposées en 2003 et 2004, puis abandonnées par le gouvernement qui les jugeait contraignantes pour les automobilistes.


Cette fois, les Français seraient prêts à se mobiliser : selon un sondage réalisé pour le ministère de l'Ecologie les 21 et 22 septembre derniers, 93% se déclarent prêts à s'engager dans des efforts quotidiens en faveur de l'environnement.


Leur bonne volonté ira-t-elle jusqu'à la voiture ? Seulement 36% des Français se disaient favorables à une baisse de 10 km/h de la vitesse sur autoroute dans un sondage TWBA publié au début du mois.


En revanche, 81% sont favorables à une réduction de l'utilisation des pesticides. D'accord pour une réduction, mais pourvu que "soient trouvées des solutions alternatives pour permettre aux agriculteurs de faire leur métier", a tempéré Jean-François Le Grand au nom du groupe 2 (ressources naturelles).


Deux sujets ont entraîné un désaccord flagrant : le nucléaire et un éventuel moratoire sur les OGM. Un consensus émerge toutefois pour la création d'une "haute autorité" sur les OGM, qui rendrait des avis à l'autorité politique, et pour une loi sur les biotechnologies.


Plus consensuel, le "bio" figurerait au menu des cantines à raison de 20% d'aliments bio en 2012. Les surfaces cultivées en "bio", aujourd'hui négligeables (2% du total) devraient tripler en 2010 et être multipliées par dix en 2020.


Après 1.000 heures de débats et 53 réunions depuis juillet, la parole est maintenant aux Français : "Ce sont des propositions, pas des décisions, il faut à présent que les Français s'en emparent" a lancé le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.


Après un mois de consultation en région et sur internet, une table ronde finale, le "Grenelle" proprement dit accouchera de 15 à 20 "plans programmes" fin octobre, qui seront arbitrés par le président de la République.


N'ATTENDEZ PAS UN MOIS, REAGISSEZ MANTENANT !

http://economies-de-carburant.revenus-sur-internet.com/

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