
Les experts réunis au sein du GIEC
(lire encadré) estiment que le
réchauffement devrait encore s’accélérer
: la température moyenne
pourrait s’accroître encore de 1,8 °C
à 4 °C d’ici à la fin du XXIe siècle si
rien n’est fait. Des chiffres peu élevés?
C’est tout le contraire ! Cette
différence de température représente
l’élévation nécessaire pour
passer d’un climat glaciaire à un
climat tempéré comme celui d’aujourd’hui.
Et ce réchauffement ne
sera pas uniforme sur l’ensemble
de la planète.
Le constat est déjà inquiétant. La
banquise de l’Arctique a perdu de 30
à 40 % de son épaisseur moyenne
ces trente dernières années. Partout
dans le monde, les glaciers de
montagne se réduisent. La calotte
glaciaire du Kilimandjaro est également
sur la sellette. Le décalage
saisonnier engendré par le réchauffement
bouleverse le comportement
de la faune et de la flore.
Et si ce réchauffement n’est pas
limité, les experts prévoient une
multiplication de phénomènes
météorologiques préoccupants :
inondations, vagues de chaleur,
tempêtes, fonte des calottes glaciaires
et des glaciers de montagne…
Sans oublier une élévation
générale du niveau de la mer en
raison de la dilatation des eaux des
océans.
5500
milliards d’euros
C’est le coût de l’inaction : il représente
le montant des dommages du
réchauffement climatique si rien
n’est fait d’ici à 2050. Ce chiffre
a été établi par l’économiste
Sir Nicholas Stern dans un rapport
publié en octobre2006. Évalué
pour la première fois, ce coût
exorbitant a fait l’effet d’une bombe.
Ce qu’il faut retenir au-delà du simple
chiffre: l’importance d’agir dès
maintenant. Et d’autant plus vite que la
facture ne cesse de s’alourdir.
Cela devrait donc inciter politiques et
industriels à se mobiliser.
GIEC :
LES EXPERTS
AU CHEVET DE
LA PLANÈTE
Pourquoi la Terre se réchauffet-
elle? Quelles sont les conséquences
prévisibles? Qui en est responsable?
Quelles solutions mettre en place pour
limiter les dégâts? C’est pour tenter de
répondre à toutes ces questions qu’a été
mis en place le Groupe d’experts intergouvernemental
sur l’évolution du climat (GIEC).
Créé en 1988 par l’Organisation météorologique
mondiale (OMM) et le Programme des
Nations unies pour l’environnement (PNUE),
il regroupe les meilleurs experts mondiaux du
climat. Début 2007, le groupe de travail n° 1
du GIEC, consacré à la science du climat, a
effectué une large synthèse de travaux
publiés dans le monde entier et a fait
connaître ses résultats qui ont maintenant
valeur de référence. Un large
consensus sur les causes et conséquences
du réchauffement climatique
a ainsi vu le jour.
Maintenant, place
à l’action avec http://economies-de-carburant.revenus-sur-internet.com/
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